Financement de la scolarité : les tontines comme solution

Au lieu d’opter pour les crédits scolaires, des parents préfèrent davantage cette formule pour régler les charges liées à l’éducation de leurs progénitures.

En matière de financement de la scolarité des enfants, chaque famille y va de sa méthode. Entre crédit scolaire contracté auprès des banques à l’approche des rentrées et les tontines, le choix est vite fait, et il se pose de plus en plus sur l’option « tontines ». C’est le cas chez les Mabang. Comme l’explique le chef de famille, Isodore Mabang, « les tontines sont moins contraignantes que les crédits scolaires contractés auprès des banques, notamment en termes d’intérêts à payer. Du coup, je préfère épargner 20.000 F chaque mois dans mes tontines, pour gérer aisément les frais de scolarité de mes deux enfants le moment venu », explique-t-il. 
Cette astuce sert également aux Bikounda. Ici, aucun détail n’est pris à la légère. Du choix de la période de souscription à la tontine au mois au cours duquel le couple souhaite en bénéficier. « Généralement, nous commençons les tontines dès la fin de l’année scolaire, en juin. Mon époux et moi nous organisons pour toucher la cotisation au plus tard en août, question de gérer toutes les charges liées à la scolarité des enfants », explique Gisèle Bikounda. Laquelle ne fait d’ailleurs aucun mystère sur le montant mensuel que verse la famille. « Très souvent je cotise 25000 F chaque mois et mon époux 50.000 F. Dans ma tontine nous sommes au nombre de 10, tout comme dans celle de mon époux. Le moment venu, je me retrouve avec 250.000 F et mon époux, 500.000 F. Ce qui fait un total de 750.000 F, de quoi nous permettre de régler d’un coup, tout ce qui a trait à la scolarité des enfants », confie-t-elle. A la veille de la rentrée scolaire 2021-2022, la famille Bikounda dit ne plus se faire du mauvais sang en ce qui concerne la gestion de la scolarité de leur progéniture. « Tout a déjà été réglé, il ne reste plus que l’achat des cahiers dont la liste n’est disponible qu’à la rentrée », ajoute Gisèle Bikounda.
Chez les Mougang par contre, la facture est bien plus élevée. Du coup, le montant des cotisations grimpe. « J’ai deux de mes fils inscrits en cycle Master à l’Université catholique d’Afrique centrale. Leur scolarité va chercher dans les trois millions de F. Avec la phobie que j’éprouve vis-à-vis des banques, je préfère m’abonner aux tontines. A cet effet, je verse 150.000 F tous les mois, à l’exemple de 14 autres collègues. J’ai donc à la fin 2,250 000 millions de F. Le reste (750.000 F), je le puise dans mon compte d’épargne à la banque », souligne Emile Mougang. 
Jean-Pierre Bikoula, en plus de ses enfants, a la charge de financer la scolarité de son neveu, étudiant en quatrième année médecine à l’étranger. Du coup, je cotise 200.000 F pendant cinq mois pour pouvoir bénéficier d’un million de F en août. » 
 

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