« Nous sommes satisfaits de tous les acteurs »

Erik Essousse, directeur général des Elections.

Au moment où s’achève la révision annuelle des listes électorales, quelle évaluation pouvez-faire de ce processus en 2021 ?
A ce jour, nous pouvons dire que tout s’est bien passé, depuis le lancement des opérations de révision le 2 janvier 2021. Nous avons fait en sorte que nos équipes sur le terrain soient mobilisées et nous leur avons assigné des objectifs à atteindre en termes de chiffres. En ce dernier jour, ces équipes restent mobilisées pour les citoyens qui souhaitent encore s’inscrire, en collaboration avec les autres acteurs du processus électoral, pour aboutir aux objectifs que nous nous sommes fixés.


Qu’en est-il de l’implication des partis politiques et de la société civile ?
Les partis politiques et la société civile sont des acteurs à part entière. Les partis politiques sont d’ailleurs les premiers bénéficiaires des inscriptions sur les listes électorales. Donc, ils ont intérêt à s’impliquer. Beaucoup le font, même si quelques-uns trainent parfois les pieds. Mais globalement, leur contribution est déterminante, puisque ce sont eux qui nous apportent, pour une bonne partie, de nouveaux électeurs à inscrire, qui se recrutent surtout parmi leurs sympathisants. Quant à la société civile, elle nous appuie beaucoup dans le domaine de la sensibilisation sur le terrain, pour amener les Camerounais en âge de voter à s’inscrire. Nous sommes donc satisfaits de tous ces acteurs, y compris des forces de sécurité, qui ont pris des mesures pour que tout se passe dans de bonnes conditions.


Parlant de sécurité, le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord demeurent instables à différents degrés. Comment le processus a été mené dans ces deux régions ?
Dans les zones troublées comme le Nord-Ouest et le Sud-Ouest et même l’Extrême-Nord, les équipes se sont déployées dans les endroits sécurisés. Puisqu’il est évident qu’on ne va pas envoyer nos collaborateurs dans les lieux où leur vie peut être menacée. Ils l’ont fait, notamment dans les chefs-lieux de département, sous l’encadrement des forces de sécurité.


Comment le Covid-19 a-t-il affecté le déploiement des équipes d’Elecam ?
Au début de l’année effectivement, quand nous étions encore en plein dans la crise sanitaire, nous avons été prudents, en demandant à nos collaborateurs de travailler en poste fixe pour éviter de contracter la maladie. Mais lorsque nous avons constaté que la situation commençait à s’améliorer, à partir du mois d’avril on a ouvert la possibilité d’aller sur le terrain et cela a permis de booster les inscriptions sur les listes électorales. En même temps, nous les avons équipés en matériels de protection, notamment les masques et les gels hydroélectriques.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category