Renouvellement des organes de base du RDPC : fin du processus dans les cellules ce jour

C’est la satisfaction au siège du parti à Yaoundé sur le déroulement de cette phase des opérations, même si l’on reconnaît que des difficultés n’ont pas manqué.

Siège du Comité central du RDPC hier en fin de matinée. Des personnes vont et viennent dans l’un des bureaux affectés au secrétariat technique de la Commission centrale de supervision des opérations de renouvellement des bureaux des organes de base du parti en cours depuis le 7 août dernier. Me Atangana Ayissi, avocat au barreau du Cameroun est de ces visiteurs. Il est venu acquérir des vignettes nécessaires pour sa carte de cotisation. « J’entends recommencer dès la base. Je brigue le 14e poste en lice dans la cellule, à savoir celui de conseiller dans la Mefou-et-Akono», lance-t-il à l’endroit du coordonnateur du secrétariat technique, le Pr. Paul Célestin Ndembiyembe, qu’il croise au moment de quitter les lieux, ses documents bien rangés dans une enveloppe. Ici, l’on ne manque pas de se féliciter du « réel engouement suscité » par le mouvement qui a été lancé officiellement le 7 août 2021 dans les 360 sections du territoire national et dans les 17 sections de l’étranger. Un processus de renouvellement du personnel politique qui va connaître une première halte ce jour avec la fin des opérations au niveau des cellules, la plus petite unité de base du RDPC. « Tout se déroule dans le calme, l’engouement et une certaine volonté politique des militants d’accompagner le président national dans la mise en œuvre de son projet politique », réagit le chef du secrétariat technique. Un intérêt pour les opérations en cours qui serait dû à la place de plus en plus importante accordée à cette frange du parti dont on indique qu’elle constitue le socle sur lequel s’appuie la maison RDPC.
Pourtant, sur le terrain tout ne se passe pas toujours comme sur des roulettes. Le sommier sur lequel s’appuie la mise en place des organes de base a présenté quelques failles à certains endroits. « Des ajustements ont dû être apportés très rapidement », précise notre source qui se félicite néanmoins de ce qu’il s’agit ici d’un travail préalable qui permet aujourd’hui au RDPC de se faire une idée précise du nombre de militants inscrits dans son fichier. Si certains acteurs sur le terrain signalent l’indisponibilité des cartes d’adhésion, de cotisation et même des vignettes à apposer sur celles-ci, au siège du parti, l’on minimise cette plainte. On signale en effet que des militants et même certains responsables sont parfois partis de la région de l’Extrême-Nord pour acquérir ces précieux sésames sans lesquels l’on ne pourrait pas participer aux opérations électorales, soit comme électeur, ou comme candidat. Sur la centralisation de la vente de ces pièces, les expériences antérieures, qui avaient vu le Comité central les remettre à des commissions sur le terrain n’ont pas toujours produit les résultats escomptés. Le blocage né du paiement de la caution de 1 000 F pour les bureaux des cellules a également trouvé une solution. Un arrangement ayant été trouvé avec l’opérateur désigné pour la circonstance. Dans un bureau du Comité central, est posée une chemise cartonnée sur laquelle on peut lire : « demande de dérogations » avec une trentaine de dossiers. Comme annoncé par un rappel du secrétariat technique il y a une dizaine de jours, la hiérarchie du RDPC entend faire la sourde oreille, ne voulant pas ouvrir une porte qui pourrait donner libre cours à toutes sortes de pratiques. Au siège du Comité central du RDPC, l’on espère simplement que l’engouement et surtout le calme relatif observés sur le terrain jusqu’ici le seront jusqu’au soir du 30 septembre 2021, lorsque la Commission centrale de supervision, présidée par le secrétaire général, Jean Nkuete, aura reçu le dernier rapport de terrain pour mettre un point final aux opérations en cours.
 

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