Formations dispensées à l’étranger : plus de 4000 dossiers examinés

Les travaux des 101e et 102e sessions ordinaires de la Commission nationale d’évaluation ont été conduits hier à Yaoundé par le Pr. Wilfred Gabsa, secrétaire général du Minesup.

Pour la deuxième fois en 2021, des diplômes issus de formations à l’étranger sont passés au scanner. La Commission nationale d’évaluation des formations dispensées à l’étranger a examiné plus de 4000 dossiers hier dans la salle des actes de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé. C’était dans le cadre des 101e et 102e sessions ordinaires de cette instance. Les travaux ont été conduits par le Pr. Wilfred Gabsa, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup), représentant son ministre.
Les 4130 dossiers examinés par trois sous-commissions techniques touchent aux branches de l’enseignement général, technique, ainsi que les établissements formant les fonctionnaires du pays. La première vague de 1968 dossiers a abouti à 37 rejets, cinq faux diplômes et 1926 équivalences accordées. Quant à la deuxième vague, 2135 équivalences ont été accordées pour 11 rejets et 16 faux diplômes. « Après ce travail des sous-commissions, nous allons encore apprécier chaque dossier au cas par cas. Nous saluons d’ailleurs le fait que le nombre de dossier reçus par cette commission va croissant, malgré la pandémie de Covid-19 et les restrictions de déplacements à l’étranger », se félicite SG du Minesup. Le gros de ces dossiers vient en effet des pays de la zone Cemac (3627), contre ceux de la zone Cedeao (143). Selon le Pr. Fongod Augustina Genla Nwana, directrice de la coordination des activités académiques au Minesup, l’évaluation commence dès le niveau du baccalauréat. Elle signale d’ailleurs que plus de 90% des candidats ayant soumis leurs dossiers, ont obtenu leur baccalauréat au Tchad.
S’agissant des motifs de rejets, ils sont constitués de formation délocalisée non autorisée, de faux diplômes, de formation en ligne non homologuée, ainsi que de profil non conforme et d’établissement non autorisé à délivrer les diplômes. Pour les faux diplômes, le SG du Minesup révèle que « ceux qui sont à l’Université sont systématiquement mis dehors. Pareils pour ceux recrutés dans les sociétés d’Etat. L’Etat poursuit déjà certains avec des ordres de recettes pour le remboursement de salaires indument perçus avec les titres académiques non conformes ». Cette commission d’évaluation est une instance statutaire qui s’assure de la qualité et de l’authenticité des diplômes et autres certificats académiques ou professionnels circulant dans le pays, en provenance de l’étranger. Elle propose également la reconnaissance des écoles et cycles de formations étrangers dont les diplômes peuvent donner lieu à une intégration, un reclassement ou un avancement en grade au sein de la fonction publique. A la session d’avril 2021, 3018 équivalences avaient été accordées.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category