Entrepreneuriat : des artisans à l’école

Une série de formations en cours à l’Ouest depuis le mois dernier pour outiller ces acteurs de l’économie.

L’Office régional du Tourisme de l’Ouest (Ortoc), en partenariat avec le programme Route des chefferies, l’Agence française de Développement, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et le ministère des PME, multiplient des ateliers de formation pour aider les artisans à vivre des fruits de leur labeur. Des enseignements ouverts le mardi 24 août dernier au village artisanal de Bafoussam. C’est par vague d’une vingtaine, aux fins de faciliter la compréhension du message, que les formations sont dispensées. Cette formation qui découle d’une étude diagnostic du terrain va, selon Bernard Zeutibeu, le directeur de l’Ortoc, encourager les artisans à créer des œuvres originales, intéressantes et vendables. Ces créateurs (sculpteurs sur bois ou sur bronze, plasticiens, tisserands, vanniers, ébénistes, forgerons, orfèvres, potiers et autres) vont ainsi sortir du train-train habituel pour aller prospecter les marchés d’horizons divers.
Ceci est d’autant plus important que les objets d’art principalement confectionnés à la main par ces derniers sont abondamment sollicités. Selon les données fournies par le Programme des Nations unies pour le Développement (Pnud), sur les 650 milliards de F récoltés par le secteur touristique en 2019, le secteur artisanal a produit une moyenne oscillant entre 10% à 15% de ce montant. Les principaux acteurs qui manuellement produisent ces œuvres, à défaut de tirer le diable par la queue, ont en majorité des fins des mois difficiles. 
Pancha Alassa, délégué régional du Minpmeesa, a présenté à l’occasion les multiples mesures déployées par l’Etat pour faciliter la création et la productivité artisanale, ainsi que les opportunités permettant à ces derniers d’améliorer leurs rendements. Les notions de signatures, d’artisanat entrepreneurial y ont été enseignées. Guy Nanfoue, le secrétaire général de la Chambre des artisans de l’Ouest s’est réjoui du fait que cette formation comble un grand déficit chez de nombreux créateurs d’œuvres de l’esprit. « Au fait des techniques appropriées pour calculer les différents coûts d’investissements pour la production, les artisans peuvent habilement savoir à quel prix commercialiser leurs œuvres, en tirant un bénéfice et non plus une perte comme cela s’observe souvent », précise Guy Nanfoué. Pour encourager la commercialisation, l’Ortoc construit actuellement des points de vente pour touristes dans les grandes villes du pays. Un processus qui sera étendu à l’international et virtuellement. De quoi permettre aux artisans de vivre du fruit de leur travail.
 

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