Investissements publics dans l’Adamaoua : 38 projets à l’abandon

La mission d’évaluation conduite par le ministre délégué auprès du Minfi, Yaouba Abdoulaye a fait le constat lors d’une descente sur le terrain le 31 août dernier à Ngaoundéré.


La mission d’évaluation des projets socio-économiques mise en place par l’élite du septentrion a mis le cap sur Ngaoundéré mardi, 31 août dernier, après Maroua et Garoua. Conduite par le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye, cette mission a passé au peigne fin les projets du Budget d’investissement public (BIP) en cours dans la région de l’Adamaoua. Il s’agit des projets abandonnés, maturés et ceux en cours d’exécution.  Au cours de cette inspection, il ressort que cette région enregistre 38 projets abandonnés pour diverses raisons notamment la défaillance de certaines entreprises, des difficultés liées à la maturation des projets et de décaissement des fonds. Face à cette situation, l’équipe conduite par le ministre délégué a pu aussi relever que 40 projets importants sont en cours d’exécution et 40 autres déjà maturés. Cette équipe s’est par la suite rendue sur le site du barrage de Bini-Warak où les travaux sont à l’arrêt depuis quelques années. « Le rapport de nos travaux sera déposé aux différents destinataires et en même temps, le processus de suivi communautaire sera déclenché. », a précisé le ministre délégué, Yaouba Abdoulaye. 
Cette descente sur le terrain vise à relever le défi du développement dans les régions de l’Extrême-Nord, le Nord et l’Adamaoua. Beaucoup reste à faire au regard des indicateurs de développement tels que la pauvreté monétaire, l’éducation, la santé, la production, l’eau potable, l’électricité, entre autres. Pour y remédier, cette initiative de l’élite externe et interne des régions septentrionales qui a vu le jour au lendemain de la prise de décision du chef de l’Etat de mettre en place le Programme d’investissement prioritaire dans ces régions veut ménager sa monture. La preuve, elle ambitionne de relever le niveau de vie des populations et freiner les conséquences du sous-développement. « Notre rôle va consister à lever tous les obstacles à tous les niveaux. Nous devons agir en rangs serrés, pour développer des actions au grand bénéfice de la population du Grand Nord. Nous voulons aussi garnir le panier de la ménagère et redonner de l’espoir aux jeunes » a conclu le ministre. C’est pourquoi des résolutions relatives au suivi de tous les projets de développement socio-économique inscrits dans le Bip ont été prises. 
 

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