RDC : l’Université s’arrime au système LMD

Les derniers états généraux de l’Enseignement supérieur et universitaire organisés à Lubumbashi se sont achevés par l’adoption du modèle Licence-Master-Doctorat.

Après cinq jours de cogitation, les participants aux états généraux de l’enseignement supérieur et universitaires organisés au campus de l’Université de Lubumbashi, en République démocratique du Congo (RDC), ont débouché mardi sur plusieurs réformes. La principale étant la généralisation, dans toutes les universités du pays, du système Licence-Master-Doctorat (LMD) qui n’était appliqué jusque-là dans quelques campus, à l’instar de Nouveaux Horizons de Lubumbashi. « Cela fait cinq ans que nous sommes là. Et j’ai appris que parmi nos anciens, il y en a qui ont créé leur propre entreprise. C’est très modeste, mais ils ont créé. C’est cela qui nous intéresse », souligne le Pr Alexie Takizala, recteur de l’université de Nouveaux Horizons de Lubumbashi. 
Du côté des étudiants, l’on salue cette annonce. Car, l’arrimage au LMD va mettre un accent sur la formation pratique. « Nous avons un nombre important des cours théoriques et très peu d’heures pour la pratique. Ainsi en quittant l’université, la plupart des étudiants sont obligés de passer par des stages professionnels afin de prouver ce qu’ils sont capables de faire », se réjouit Iragi Elisha, étudiant en deuxième année de licence au sein de ladite institution.  A en croire Muhindo Nzambi, ministre de l’Enseignement supérieur, toutes les universités publiques et privées du pays basculent au système LMD dès la rentrée de novembre prochain. Jusqu’à l’adoption de ce nouveau système, l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo était basé sur un modèle incluant le cycle de Graduate-Licence-Doctorat avec prédominance de la théorie sur la pratique. Il fallait mettre entre 7 et 8 ans pour obtenir une spécialisation. 
L’objectif de ces réformes est de permettre à l’université congolaise de redorer son blason miné par la corruption et la mauvaise gouvernance. Alors qu’elle occupait le 3e rang en Afrique, elle ne figure plus aujourd’hui parmi les 200 meilleures à l’échelle continentale. « Ces antivaleurs se manifestent, entre autres, par la prolifération des universités et des écoles d’études supérieures non viables avec souvent un personnel enseignant et administratif sous-qualifié. Ces institutions peuvent être appelées des cantines à diplômes à tout prix », a déploré Muhindo Nzambi. 
 

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