Lions de volleyball : leçons d’une médaille d’argent

Durant huit jours au Rwanda, le Cameroun a affiché un groupe homogène et soudé doté d’impressionnantes qualités individuelles pour conserver sa deuxième place continentale.

Mardi dernier, pour la cinquième fois de son histoire, le Cameroun a perdu une finale du championnat d’Afrique masculin de volleyball. Une quatrième fois devant la Tunisie. Contrairement à l’opposition de 2019, les Lions n’ont pas contraint leur adversaire à une décisive cinquième manche. Ils se sont inclinés 3 sets à 1. Au-delà de la tristesse de la perte d’une finale, les volleyeurs camerounais ont impressionné collectivement et individuellement. 
Régularité
Durant ces huit jours de compétition, le Cameroun n’est pas parvenu à décrocher un troisième sacre continental. A défaut d’atteindre cet objectif, les Lions ont conservé leur deuxième place dans le gotha du volleyball africain. Pour autant, le capitaine Ahmed Awal et ses coéquipiers ne sont pas rentrés les mains vides. Le Cameroun a décroché le droit de participer au prochain championnat du monde prévu l’an prochain en Russie. 
Homogène et soudé 
Ce championnat d’Afrique s’est voulu une nouvelle opportunité pour cette génération de jauger son réel niveau face à des adversaires venus des autres continents. Elle devra surtout capitaliser la bonne ambiance et l’homogénéité affichées dans les chants de ralliement, la prière, les célébrations et surtout dans le jeu au Rwanda. Un groupe soudé et uni dont la plupart des éléments ont du vécu en clubs comme en sélection. Une image et une aura positives, constituant le reflet de la qualité des quatre mois de préparation de cette équipe. 
Individualités 
La cohésion sur le terrain et en-dehors a permis de mettre en lumière les qualités individuelles de certains acteurs. Le premier d’entre eux est sans aucun doute Yvan Arthur Kody Bitjaa. Désigné meilleur serveur de la compétition, le médecin de formation aux 2,13 m figurait dans la shortlist du titre de MVP décerné au Marocain Mohamed El Hachdadi. Sans blouse, il a infligé une thérapie de choc à ses adversaires. Efficace et puissant, le pointu a assuré sur les phases offensives. Christian Voukeng a également été consacré meilleur bloqueur. Tout comme les contributions spectaculaires de Joseph Hervé Kofane Boyomo sont à retenir. 
Bien que l’arbitrage au cours de la finale ou encore le faible temps de récupération après la demi-finale face au Maroc ont été évoqués pour justifier la méforme des Lions, il faut reconnaître que certains points sont à améliorer. Notamment dans la concentration et la gestion du stress, sur la prise de risque dans le service ainsi que sur les rapports de force bloc-défense. 
 

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