Import-substitution : va pour la transformation locale

Cette politique en vigueur depuis cette année, qui vise à produire plus et importer moins pourrait contribuer à résoudre le problème.

Face aux difficultés d’approvisionnement du marché, du fait de la pandémie de Covid-19, la promotion du made in Cameroon, en vogue depuis plusieurs années, mais davantage dans les discours, est plus que d’actualité désormais. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a récemment écrit à l’Organisation mondiale du Commerce, pour solliciter l’assouplissement des mesures dans les échanges. Mais, en attendant que des solutions viennent d’ailleurs, le Cameroun pourrait davantage produire ce dont il a besoin pour sa consommation quotidienne, dans le domaine de l’alimentation notamment. 
La politique d’import-substitution, officiellement en vigueur depuis le début de cette année 2021, telle que précisé dans la loi de finances 2020 peut y aider. En effet, il est question d’implémenter les mécanismes visant à développer et encourager la transformation surplace des produits du terroir. L’exonération des droits et taxes douaniers pour les équipements et intrants destinés  à l’agriculture, à l’élevage, à la pêche et à l’industrie pharmaceutique est l’un de ces mécanismes. Objectifs, encourager les investissements dans ces secteurs et accroître par ricochet la production locale des produits tels que le riz, le poisson, le blé, le maïs, sources d’importantes dépenses d’importations. 
 L’instauration des droits d’accises des produits qui peuvent être produits au Cameroun est également attendue. Tout comme des mesures de contingentement ou de restrictions sur les quantités de certains produits à importer, limitant ainsi les importations et la sortie des devises qui pourraient être affectées à l’industrie locale. Surtout que le secteur privé notamment dans le domaine de l’agro-industrie, se dit prêt à investir dans ce sens, une fois que les transformations nécessaires auront été opérées. Notamment la mise en branle du plan de relance de la production locale à grande échelle du riz, poisson, lait, blé, etc. produits qui contribuent à creuser le déficit de la balance commerciale.  
 

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