Emplois : la note salée du Covid-19

Une récente étude de l’Institut national de la Statistique révèle que la pandémie a eu un impact négatif sur les ménages.

Le rapport d’analyse de données des enquêtes d’évaluation de l’impact socioéconomique du Covid-19 sur les conditions de vie des ménages au Cameroun a été rendu public la semaine dernière. Dans ce document de 49 pages constitué de cinq chapitres, l’Institut national de la Statistique (INS) a présenté les conséquences néfastes de la pandémie sur la vie économique des populations camerounaises. Il a été question d’analyser courant mars 2021, le niveau de connaissance et de comportement de la population vis-à-vis de la maladie, d’évaluer son impact sur l’emploi et sur les revenus, et de mesurer l’accès des ménages aux services de base et au respect des mesures barrières édictées par le gouvernement et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). 
Il ressort de cette enquête que, de manière globale, près de huit chefs de ménages sur dix déclarent être actuellement en emploi. Selon ce rapport, depuis l’entrée en vigueur des mesures restrictives contre la pandémie, 3,8% des chefs de ménage disent avoir perdu leur emploi cours. Un répondant sur dix, soit 12,0% n’ayant pas d’emploi pendant la période pré-Covid-19, est resté sans emploi au moment de l’enquête. Suivant les différents strates d’étude, les taux d’emploi observé quasiment les mêmes dans les villes de Douala et Yaoundé ainsi que dans le reste du Cameroun. Concernant les pertes d’emplois au cours de cette période, elles sont en proportion un peu plus élevés à Douala avec 6% et Yaoundé 4,7% qu’au niveau national et moins dans les reste du Cameroun qui présente 3%.
Les raisons de ces pertes d’emplois sont multiples selon les répondants. Parmi les chefs de ménage ayant déclaré un arrêt de travail au cours de la période revue, plus de six personnes sur dix attribuent cette cessation d’activité à la pandémie du Covid-19. Au sujet des changements d’emplois après la survenue de la maladie, une personne sur dix déclare l’avoir vécu. Ce phénomène était en pourcentage plus élevé à Douala avec 13,6% et à Yaoundé avec 11,1% et moins élevé dans le reste du pays soit 8,8%. De multiples perturbations d’emplois s’en ont aussi suivi. Cette enquête a révélé aussi que dans l’ensemble du pays, 15,2% des chefs de ménage ont été perturbés dans l’exercice de leur emploi sur la période de référence. Globalement, les raisons de ces perturbations se résument en quatre aspects. La peur du Covid-19 a été citée par 9,4% des chefs de ménage, le travail saisonnier par 20,9%, l’arrêt d’activité de son entreprise par 9,7% et la maladie par 9,7% également. Dans ce rapport, l’INS suggère, entres autres, la poursuite et l’élargissement des mesures de soutien aux entreprises formelles et informelles.  
 

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