Production d’électricité : on teste de nouvelles techniques

Une restitution des avant-projets détaillés des sites de petite hydro-electricité dans les localités de Bafang et Manjo a eu lieu hier au ministère de l'Eau et de l'Energie.

Un pas de plus dans la mise en œuvre du projet de promotion de la biomasse intégrée et des petites hydro-solutions à des fins productives au Cameroun développé par l'Organisation des Nations unies pour le Développement industriel (Onudi). Hier en effet, il s’est déroulée dans la salle de conférences du ministère de l'Eau et de l'Energie la cérémonie officielle de remise des études d'avant-projets détaillés réalisées sur deux sites de petite hydro-electricité à l'Ouest et dans le Littoral. C’était sous la présidence de Valérie Nkue, directeur des Energies renouvelables et de la maîtrise des énergies, représentant du Minee. 
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du développement des énergies renouvelables au Cameroun et permet donc de monter de mini réseaux basés sur la biomasse (matière organique d'origine végétale,animale, bactérienne ou fongique, utilisable comme source d'énergie); et la petite hydroelectricité (centrale électrique utilisant l'énergie hydraulique pour produire de l'électricité à petite échelle) à des fins productives dans les zones rurales. Ces études qui ont donc été menées respectivement sur la rivière « La Dibombé » à Manjo (4,6Mw); et sur la rivière « Mouankeu » à Bafang (3,4Mw) vont permettre d'augmenter la contribution des énergies renouvelables dans le mix énergétique. « L'Onudi estime que la construction de petites centrales hydroélectriques au fil de l'eau dans les zones rurales peut présenter des avantages pour les économies rurales locales et pour le pays dans son ensemble », explique-t-on.  Lesquels avantages sont entre autres une sécurité d'approvisionnement pendant la saison des pluies, l'équilibre des transits électriques,  la création des emplois locaux, le développement des investissements autour de la petite hydroélectricité au Cameroun. Ce projet, indique-t-on, va aussi contribuer à l'électrification rurale hors réseau grâce à une technologie de biomasse en cours d'installation dans les villages d'Essekou (région du Littoral) et de Foyemtcha (région de l'Ouest). Financé par le Fonds pour l’environnement mondial en partenariat avec le Minee et l’Agence d’électrification rurale ce projet a coûté plus d’un milliard de F. 
La prochaine phase consiste en la transmission de ces avant-projets à l'Agence de régulation de l'électricité qui va lancer le processus de recrutement d'une entreprise privée devant superviser le financement, la construction et l'exploitation de ces petites centrales hydroélectriques sur une période donnée. L'Onudi s'engage aussi à apporter un soutien aux acteurs dans ce processus en même temps qu'il participera à la négociation  de contrats et à la protection des intérêts de l'Etat. Cette rencontre a aussi permis de revenir sur la contribution de l’Onudi dans le secteur de l’énergie au Cameroun avec en plus de la promotion des énergies renouvelabls, la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les industries, l’amélioration de l’accès aux énergies modernes dans les zones rurales en vue de soutenir les activités productives. 
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category