Abdoulaye Souaibou : une passion aux fraises

Le jeune agriculteur a décidé d’explorer ce filon agricole depuis plus d’un an.

« Je suis passionné par l’agriculture et l’élevage depuis ma tendre enfance. La fraise est un fruit que j’aime et c’est pourquoi j’ai opté pour sa culture ». Ces propos d’Abdoulaye Souaibou montrent à suffisance son amour pour ce fruit à la saveur exquise. N’ayant pas assez de connaissances dans ce domaine, sa curiosité l’a poussé à s’informer sur le comment le cultiver à travers un groupe de planteurs sur les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’il a pu discuter avec des techniciens et se documenter sur la culture de la fraise avant de mettre sur pied une plantation depuis environ un an. Pour se faciliter la tâche, Abdoulaye Souaibou a choisi de s’approvisionner en plants de fraises et de se faire accompagner par un jardinier expérimenté dans ce domaine. 
C’est en 2020 qu’il a acquis 1000m2 d’espace cultivable sur lesquels il a mis 200 plants en terre. Une étape qui ne sera pas aisée. « J’ai eu des difficultés à transporter 200 plants de Yaoundé pour Ngaoundéré parce que les agences de transport sont réticentes. Il m’a fallu négocier âprement L’autre difficulté réside dans la disponibilité du matériel d’irrigation, cette plante étant gourmande en eau », explique-t-il. 
Petit à petit, le jeune agriculteur s’est rendu compte que ses efforts ont fini par payer. La preuve, il a réussi à avoir 350 Kg lors de sa première récolte. Ce chiffre, il compte bien le doubler à la deuxième année. Mais déjà, pour cette année, l’agriculteur a pu cultiver 5000 plants de fraises. Pour le moment, Abdoulaye Souaibou vend sa production dans la ville de Ngaoundéré. Il ambitionne d’étendre sa clientèle à Yaoundé et Douala. « La demande est forte dans les boulangeries et les restaurants. Ce qui fait que, les producteurs n’arrivent pas à la satisfaire », relève-t-il. Concernant le volet transformation, ce jeune agriculteur n’y pense pas encore. « Ma production n’est pas encore suffisante pour y penser. Il ne faudrait pas habituer les consommateurs à un produit et les en priver par la suite faute de matières premières », conclut-il. 
 

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