Fraises : le goût du Made in Cameroon

Dans la région de l’Adamaoua, plusieurs producteurs se sont lancés dans la production de ce fruit pour le bonheur des consommateurs locaux qui l’apprécient bien.

La production de fraise est désormais possible au Cameroun. On la retrouve dans les régions de l’Ouest et de l’Adamaoua, en raison du climat propice à ce type de culture. Dans la région de l’Adamaoua, Abdoulaye Souaibou, agriculteur, a mis sur pied une plantation de 5000 plants dans laquelle on trouve deux variétés : Madame Moutot et Maestro. Ce jeune agriculteur a choisi cette filière non seulement par passion mais aussi du fait de la simplicité de son itinéraire « J’avais toujours pensé que cultiver la fraise dans l’Adamaoua était contraignant, voire impossible. Mais, après avoir discuté avec un ami, j’ai décidé de me lancer. Chemin faisant, je me suis rendu compte que ce n’était pas aussi difficile que ça. Pour réussir dans ce domaine, il faut juste avoir le savoir-faire et disposer de bons outils », explique Abdoulaye Souaibou. 
Pour débuter son activité, le producteur de fraise a le choix entre deux options. La première : planter les graines pour les faire pousser et la seconde qui consiste en l’acquisition de plants à mettre en terre. Et c’est la deuxième qu’il a choisie parce que pour faire germer un plant de fraise, il faut beaucoup de technicité. Pourtant, les producteurs, pour la plupart novices dans le domaine, ne maîtrisent pas toujours les techniques de production. Dans l’Adamaoua spécifiquement, on retrouve la variété la plus ancienne « Madame Moutot », avec la particularité qu’elle produit de gros fruits juteux et sucrés. Il y a également la variété le « Maestro » qui a une période de production plus longue. Des variétés qui produisent deux catégories de fraisiers : les remontantes qui produisent sur une période plus longue avec deux phases de production par an et les non remontantes qui produisent une fois par an.
Concernant les prix des plants, le producteur doit débourser en moyenne 1 000 F pour un plant. Cela peut paraître énorme, mais d’après les producteurs, c’est le prix à payer pour un investissement rentable. Lorsqu’un plant de fraises produit entre 300 et 500 grammes de fruits, la barquette de fraises est conditionnée en 250 grammes. Celle-ci est commercialisée à 3 500 F. En matière de récoltes, les producteurs affirment que les pertes sont minimes parce qu’ils écoulent rapidement toute leur production. En effet, au Cameroun, selon ces seigneurs de la terre, la demande est plus forte que l’offre. Parmi les clients, en dehors des consommateurs occasionnels qui achètent quelques barquettes, on retrouve des restaurants, des supermarchés et des boulangeries principalement dans les villes de Yaoundé et Douala. « La faible production du moment ne nous permet pas de penser à la transformation », conclut Abdoulaye Souaibou. Entre-temps, les clients continuent de les savourer dans du yaourt, entre autres.
 

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