Bataillon d’intervention rapide : du sang neuf dans les rangs

1190 nouveaux soldats ont été présentés au drapeau de la République le 22 septembre dernier à Maroua.

Ils ont juré honneur et fidélité. Les 1190 nouveaux soldats définitivement acceptés dans les rangs du Bataillon d’intervention rapide (BIR) ont été présentés officiellement au drapeau le 22 septembre dernier à Maroua. C’était à l’esplanade de la base du 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR) à l’occasion de la cérémonie de fin de formation présidée par le colonel François Pelené, coordonnateur général des BIR, venu de Yaoundé spécialement pour la circonstance. Pour ce dernier, cette cérémonie marque la consécration de la formation des jeunes soldats du contingent BIR 2021. C’est dire qu’ils appartiennent définitivement à ce corps d'élite. Car, pour être un soldat au sein du Bataillon d'intervention rapide, « il faut avoir des valeurs non seulement physiques et techniques mais aussi une aptitude morale et un comportement citoyen. C’est pour cela que le crédo de leur formation a reposé sur trois piliers, à savoir : je suis soldat, je suis citoyen, je suis le bouclier de la nation », a souligné le coordonnateur général du BIR.
S’agissant de leur formation, c’est au Centre d’instruction des BIR-Salak-Mindif, basé dans la région de l’Extrême-Nord, que tout s’est passé. Parmi les 1200 recrues au départ, c’est finalement 1190 commandos du BIR qui ont pu franchir la porte de sortie. Dix parmi eux ont été radiés pour des raisons diverses. Après leur recrutement en février dernier, ils ont enduré une formation dans des conditions naturelles particulièrement extrêmes. L'entraînement physique, le combat, l’instruction sur tir, le tir armement, l’hygiène et le secourisme, le génie, l’ordre serré, le règlement, le droit international humanitaire, la formation civique et morale leur ont été enseignés. Le tout couronné par une marche de 400 kilomètres. « Des capacités acquises qui font d’eux aujourd’hui des commandos d’élites prêts à préserver l’intégrité du territoire et à assurer la sécurité des populations et de leurs biens », s’est réjoui le chef de bataillon Jean Honoré Guessele, directeur du Centre d’instruction des BIR-Salak-Mindif.
 

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