Appui au développement rural : près de 13 milliards débloqués

Les acteurs de la filière cotonnière, des cultures vivrières de rotation et les éleveurs du Septentrion ont été fixés sur leurs rôles dans la mise en œuvre de ce projet.

Les 21 et 22 septembre derniers, le programme d’Accompagnement des mutations du Bassin cotonnier du Cameroun-Programme d’appui au développement rural (Abc-Pader) a organisé un atelier à Garoua pour clarifier les producteurs du Septentrion sur leur rôle dans la mise en œuvre dudit programme, d’ici à 2024. Ils sont au total, 150 000 producteurs concernés. Le bassin cotonnier du Cameroun comprend les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua. C’est une zone considérée comme ayant le taux de pauvreté le plus élevé dans le pays, du fait de plusieurs facteurs, dont les crises démographiques, les conflits autour de l’accès aux ressources naturelles, les mouvements migratoires internes, la perte de la fertilité des sols,  la crise sécuritaire, etc. 
Et quand on sait que presqu’un tiers de la population de ce bassin dépend des revenus de la filière coton et près de 85% vit de l’agriculture et de l’élevage, la préoccupation est donc grande. Face à ces difficultés, le programme Abc-Pader, fruit de la coopération entre le Cameroun, l’Union européenne et la République fédérale d’Allemagne, vise à agir avec les différents partenaires afin de trouver des solutions aux mutations qui s’opèrent dans la zone cotonnière. 
Les principaux bénéficiaires de ce programme financé à hauteur de 12,725 milliards de F (20 millions d’euros) sont les petits producteurs, éleveurs, transformateurs et entrepreneurs agropastoraux du bassin cotonnier du Cameroun, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes. D’une durée de quatre ans, le programme a démarré ses activités en septembre 2020 et s’achèvera en 2024 dans les communes de Ngong, Lagdo, Mayo-Oulo, Bibémi, Touboro dans la région du Nord ; Kaélé dans l’Extrême-Nord ; Mbé et Ngaoundéré III dans l’Adamaoua. L’impact recherché est l’augmentation de la productivité, l’amélioration de la compétitivité pour contribuer au bien-être des éleveurs et cotonculteurs. « L’objectif c’est que les acteurs se parlent pour savoir quel rôle chacun aura joué dans la mise en œuvre harmonieuse de ce projet multiacteurs », a confié Aliou Abdoullahi, coordonnateur national de la coopération Cameroun-Union européenne. Cette action vise, dans la zone ciblée, l’augmentation des rendements et des revenus de 42 000 producteurs et productrices, la création de 500 emplois et l’augmentation du chiffre d’affaires de 300 transformateurs et transformatrices.
 

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