Conjoncture en zone Cemac : réflexions sur les conditions de reprise

Le comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financières de la sous-région a planché sur la question en session extraordinaire le 24 septembre dernier à Douala.

« Mise en œuvre des décisions et résolutions du Sommet extraordinaire des chefs d’État de la Cemac du 18 août 2021 ». Voilà le thème sous lequel s’est tenu, vendredi 24 septembre dernier, à Douala, la 4e session extraordinaire du comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Pref-Cemac). Des travaux tenus dans les locaux de la Beac à Bonanjo, sous la conduite de Rigobert Roger Andeley, président du Copil du Pref-Cemac, et ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public du Congo. Occasion pour l’intéressé de rappeler le contexte : une sous-région en proie à des déséquilibres économiques fondamentaux suite à des crises au plan sécuritaire, sanitaire et économique. Déséquilibres sources de fortes pressions sur les budgets des Etats alors que, va souligner M. Andeley, « la sous-région commençait déjà à tirer profit de vastes plans et réformes économiques et financiers engagés par les autorités nationales et régionales (…) dans le cadre de la stratégie régionale de sortie de crise adoptée lors du Sommet du 23 décembre 2016 à Yaoundé. » Il était alors question de relancer durablement les économies. Mais d’autres variables sont entrées en jeu, imposant de nouveaux ajustements.
Le Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cemac du 18 août dernier a marqué un tournant dans l’engagement de la sous-région à mettre en œuvre, dans le cadre d’une stratégie communautaire, les réformes structurelles urgentes. Réformes porteuses d’une croissance forte, durable, inclusive et créatrice d’emplois dans l’espace sous-régional. Il a donc été question, au cours des travaux de vendredi, d’examiner la matrice des réformes et des actions devant être menées par les Etats membres de la Cemac et les institutions communautaires concernées. En vue de mettre en œuvre les politiques et réformes prioritaires dans le cadre de la deuxième phase du Pref-Cemac, afin d’opérer une réelle transformation structurelle vers l’industrialisation des économies de la sous-région. Et créer les meilleures conditions d’une croissance soutenue, équilibrée, tirée par le secteur privé. « Pour que les décisions soient exécutées, il faut non seulement qu’elles soient traduites en actions, mais il faut aussi définir les critères de réalisation, les indicateurs de performance, et décider du chronogramme (…) », va relever le Pr. Michel-Cyr Djiena Wembou, secrétaire permanent du Pref-Cemac.
D’ici à 2025, l’objectif est d’enregistrer un rebond sensible de la croissance en zone Cemac. Mais aussi une balance commerciale positive, un système financier plus résilient, des réformes structurelles abouties qui donnent une place importante au développement du secteur privé, et une intégration régionale plus renforcée en termes d’échanges de biens, de services, et de mobilité des facteurs.
 

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