Cameroon Tribune : Bye Bye, Mister Lukong !

L'éditorialiste a été admis à faire valoir ses droits à la retraite. Une émouvante cérémonie d’au revoir organisée hier à la rédaction.

Aux grands travailleurs, la Société de Presse et d'Editions du Cameroun, reconnaissante. Hier, à la direction de la rédaction de Cameroon Tribune (CT), Lukong Pius, éditorialiste, était au centre de toutes les attentions. Après 33 bonnes années passées dans la profession dont 28 à CT, cet homme au flegme remarquable au premier contact, a eu droit à un au revoir mérité. Ses collègues et congénères, ainsi que sa famille, n'ont pas voulu se faire raconter la fête organisée à l'occasion du départ à la retraite de l’éditorialiste. Des différentes prises de paroles au cours de ce moment émouvant, un seul dénominateur commun est revenu à chaque fois pour portraiturer l'éditorialiste : la « bonté ». Ainsi, sur le plan professionnel, le directeur général adjoint de la Sopecam, Shey Peter Mabu, a présenté le néo-retraité comme un professionnel dévoué, discret et travailleur. Il a lui par ailleurs exprimé toute la gratitude la Sopecam pour les services rendus. Non sans déclarer qu’en « journalisme, il n’y a pas de retraite. Nous allons continuer à collaborer avec vous ». Rousseau Joël Fouté, grand-reporter, garde de M. Lukong Pius, le souvenir d'un « intellectuel et éditorialiste brillant et humble, dont les qualités professionnelles ont contribué à faire rayonner Cameroon Tribune dans un environnement concurrentiel ». 
Sur le plan humain, Lukong Pius était un vrai modèle pour les jeunes générations. « M. Lukong est un homme de parole. Quand il promettait quelque chose, il s'attelait à respecter ses engagements », explique Paul Eboa, éditorialiste. Pour Grégoire Djamaïla, éditorialiste et collègue de bureau de Lukong Pius, « c'est quelqu'un de suffisamment discret et de grande confiance. Il ne faisait pas dans l'exubérance, ni dans la flamboyance encore moins dans la bombance. »
C'est un produit de la promotion 1984-1987 qui quitte la Sopecam, après y avoir entamé sa carrière en 1988. Celui que ses camarades de classe au lycée appelaient « M. le journaliste », avait dû mettre une parenthèse après sept ans de service, pour aller suivre une spécialisation en communication environnementale et de la santé. Après 33 ans de dur labeur, Lukong Pius dit garder en mémoire les meilleurs moments passés à la Sopecam, en l'occurrence ses nombreux voyages effectués dans la couverture des déplacements du chef de l'Etat. La mission imprévue effectuée dans la forêt du Sud-est du Cameroun, autour de Lobeke, précisément à Libongo, en 1996, lorsque le prince Philip, le duc d'Édimbourg, a visité la région en sa qualité de président honoraire du WWF. Bien entendu, ses promotions au grade de grand reporter et d'éditorialiste viendront également récompenser ses efforts. 
Lukong Pius ne va pourtant pas se tourner les pouces pendant sa retraite. Il va juste changer de lieu de service en se consacrant désormais entièrement au journalisme d'agence qu'il pratique d'ailleurs depuis bien des années. Aux jeunes journalistes, Lukong Pius, demande « d'aimer leur métier ». Des propos qui lui ont valu une standing-ovation. 
 

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