Développement des filières café et cacao : comment booster la production

Le ministre de l’Agriculture a reçu hier en audience, le secrétaire général de l’Organisation interafricain du café mais a également présidé la remise de manuels permettant de booster la production du cacao.

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbairobe a reçu hier, 11 octobre à Yaoundé, le secrétaire général de l’Organisation interafricaine du Café, Solomon Rutega. Le Minader a pour un début, brossé la situation du café au Cameroun, pour dire que la production annuelle est passée de 125 000 tonnes à moins de 30 000 tonnes. Cette rétrogradation est due à la baisse des cours sur les marchés internationaux mais également à certains problèmes auxquels sont confrontés les agriculteurs. Notamment les plantations vieillissantes et les rendements descendus en dessous de 300 tonnes par hectare. L’on compte aussi le manque de financements, pour ce qui est de la « commercialisation, avec la mondialisation, l’on ne peut être présent sur le marché que lorsque la consommation locale est importante », explique Gabriel Mbairobe. Il est donc question aujourd’hui de redynamiser cette filière. Et la visite du SG était donc une opportunité pour partager ces problématiques.
Pour Solomon Rutega, le Cameroun est l’un des membres actifs de l’Organisation, il faut donc trouver des voies et moyens pour l’aider au développement du café. Il a également évoqué la mise en place avec le Minader, des stratégies pour promouvoir la consommation locale tout en cherchant des partenariats sûrs pour un marché important. 
Toujours hier, le Minader a présidé la cérémonie de remise du manuel de formation sur la gestion de la fertilité des sols et un guide pour les producteurs de cacao. Il a officiellement reçu ces documents de l’International institute of Tropical agriculture (IITA), de Sustainable Trade et de l’université de Wagenigen. Il s’agit en fait d’une contribution scientifique à l’ambition du gouvernement camerounais d’atteindre une production annuelle de cacao de 640 000 tonnes d’ici 2030. D’après le ministre, ces documents conçus par les experts de quatre pays producteurs de cacao (Cameroun, Côte d’Ivoire, Nigéria et Ghana) sont mieux adaptés à leurs environnements et mettent également l’accent sur l’amélioration de la productivité agricole. Le premier manuel est un document d’informations pour les techniciens et le second, un guide pour les producteurs. Le manuel d’informations développe la dialectique déforestation et collectivités, les bonnes pratiques agricoles et enfin tout ce qui touche à la question de gestion de la fertilité du sol. D’après Cargele Masso, représentant résident de l’IITA au Cameroun, l’originalité de ces documents conçus pour la première fois en Afrique Sub-saharienne, et qu’ils regroupent toute la connaissance en matière de production du cacao concernant les quatre pays réunis. Plus de 500 techniciens des partenaires ont été formés avec près de 35000 producteurs touchés.
 

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