Blocages : ce qui grippe la machine

Le temps mis par l’étudiant pour saisir l’administration, la durée du processus et les contraintes budgétaires des universités, sont entre autres, mis en cause.

C’est un document qu’un apprenant peut avoir en quelques mois. Trois au maximum. Mais ceci n’est possible que si la machine est rapidement enclenchée par l’étudiant lui-même. Comme l’explique le Pr. Jean Claude Abada Medjo, sous-directeur de la diplomation et de l’authentification au ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup). « Quand vous terminez une formation, l’établissement vous demande de déposer un dossier de diplomation Dossier comportant notamment l’acte de naissance et le diplôme de base ayant permis l’inscription. En fonction de leurs spécificités, les universités peuvent ajouter une ou deux choses. Mais il arrive souvent que les candidats ayant terminé la formation, ne viennent pas remplir cette condition préalable pour que les diplômes leur soient délivrés. »
Et ce n’est d’ailleurs pas le seul frein à la délivrance des diplômes. Notre source ajoute que parfois lorsque la demande est faite par l’étudiant, certaines administrations attendent qu’un grand nombre se mobilise, pour ne pas transmettre un seul dossier au Minesup. Et comme il est impossible pour tous les étudiants de solliciter les diplômes le même jour ou le même mois, le processus de délivrance en prend forcément un coup. « Certaines facultés arrivent ici avec les dossiers de diplomation de leurs étudiants de 2015, 2016 et 2017. Il s’agit parfois de plus de 20 000 dossiers. Le temps mis pour le traitement de ces dossiers avant la signature par le ministre d’Etat, sera un peu plus long par rapport aux institutions qui viennent à la fin de chaque année, solliciter les diplômes de leurs apprenants », assure le sous-directeur de la diplomation du Minesup. 
Dans certaines de ces structures, des responsables indiquent sous anonymat que la principale difficulté est financière. « Les contraintes budgétaires font en sorte que les activités liées à la délivrance des diplômes se retrouvent reléguées au second rang », explique l’un d’entre eux.  Heureusement, les choses vont bientôt changer. « L’une des propositions faites lors de nos récentes assises en présence des responsables des universités et des grandes écoles a été qu’on puisse répondre de manière spontanée aux demandes individuelles. Nous allons également commencer par apurer le passif, en permettant au plus grand nombre d’avoir les diplômes », rassure le sous-directeur de la diplomation et de l’authentification au ministère de l’Enseignement supérieur. Sur un autre plan, le processus de diplomation va certainement connaître des avancées avec l’usage annoncé du numérique. Notamment à travers la mise en place des Centres du numérique universitaire dans les universités du Cameroun. La mutualisation et le partage des données sont appelées à faciliter le processus.  Ce qui n’est qu’une bonne nouvelle pour tous les détenteurs d’attestation de réussite et les futurs demandeurs de diplômes.
 

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