Prix du gaz domestique : rien n’a changé

Contrairement aux informations annonçant la vente de la bouteille de gaz domestique de 12,5kg à 7300F à compter du 1er octobre 2021, l’on constate qu’elle coûte toujours 6500 F dans les espaces de vente. A mi-octobre 2021, la hausse n’a pas eu lieu sur le marché. L’on se souvient en effet qu’à la suite de cette annonce en septembre dernier, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, avait publié le 28 septembre, un communiqué dans lequel il apportait un démenti formel à cette rumeur. Approché par CT, le directeur général de la Caisse de Stabilisation des prix des hydrocarburesOkie Johnson Ndoh, explique les mécanismes mis en place pour éviter des hausses du prix de ce produit de grande consommation.

Monsieur le Directeur général, y a-t-il des raisons de s’inquiéter d’une éventuelle hausse du prix du gaz domestique au Cameroun ? 
Non ! Dans le cadre de sa politique de maintien des prix à la consommation du gaz domestique, le gouvernement a pris toutes les dispositions, en dépit d’une conjoncture pétrolière orientée à la hausse. Ainsi, jusqu’à nouvel avis, le prix de cession de la bouteille de gaz domestique de 12,5kg reste inchangé à 6500 F. 

Comment fixe-t-on le prix d’un produit comme le gaz domestique au Cameroun ?
Le prix de ce produit est fixé par un arrêté du ministre du Commerce. Il s’agit d’un prix administré qui tient compte de la rémunération de tous les intervenants de la filière gaz. Ainsi, ledit prix ne fluctue pas au gré de l’évolution du marché pétrolier international comme c’est le cas dans d’autres pays comme la France, à la faveur d’un soutien à la consommation mis en place par le gouvernement en vue de préserver le pouvoir d’achat des populations. 

Quels sont les mécanismes mis en place au niveau de la Caisse de Stabilisation des prix des hydrocarbures pour éviter des hausses soudaines des prix du gaz domestique ?
Afin d’éviter les pressions inflationnistes sur l’économie nationale d’une part, et de préserver le climat social d’autre part, le gouvernement camerounais a opté pour le gel des prix intérieurs du gaz domestique. En effet, depuis plusieurs années, les prix intérieurs à la consommation demeurent en deçà des prix réels calculés sur la base de la conjoncture pétrolière internationale, avec pour conséquence un différentiel que la Caisse de stabilisation des prix des prix des hydrocarbures (CSPH) prend en charge en vue de stabiliser le prix de ce produit sur le marché national. Ce mécanisme, chacun s’en rend compte, a fait ses preuves. 
 

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