Nécrologie : il s’appelait Yannick Hinsou…

Les honneurs militaires rendus ce 13 octobre à Douala à ce gardien de la paix principal lors d’une cérémonie présidée par le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

On ne le verra plus jamais devant un cortège officiel. Il ne fera plus retentir la sirène de sa moto pour dégager le passage des autorités administratives. Même le personnel de la division régionale Sopecam pour le Littoral ne le verra plus. Lui qui venait chaque matin prendre les journaux de la délégation régionale de la Sûreté nationale du Littoral… Le gardien de la paix principal Yannik  Hinsou a déposé son képi. C’était le 17 septembre dernier alors qu’il était en service commandé. Un accident de la circulation lui a brutalement arraché à la vie.
Ce mercredi 13 octobre donc, l’atmosphère était lourde à la place de la Besseke où se déroule la cérémonie d’honneurs militaires. Cérémonie présidée par le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, en présence du préfet du Wouri, Benjamin Mboutou, du délégué régional de la Sûreté nationale, Raymond Essogo, et du corps de la police largement représenté.
La mise en place des autorités terminée, la dépouille du gardien de la paix principal a fait son entrée à la place des cérémonies sous les sirènes des motocyclistes. A suivi la marche funèbre du corbillard vers la tribune. Tous debout, officiels, hauts gradés et membres de la famille du défunt ont rendu un dernier hommage à ce jeune policier de 29 ans.  Le drapeau sous lequel il a servi et pour lequel il est tombé a ensuite été déposé sur son cercueil, suivi de son képi. 
Le gouverneur du Littoral a salué la mémoire de ce policier en s’inclinant devant la dépouille et y déposant une gerbe de fleurs. Tout juste après, l’hymne aux morts a retenti, suivi de l’hymne national. La marche funèbre vers le corbillard a constitué la dernière articulation de cette cérémonie d’honneurs militaires. C’est alors que la famille et les amis, profondément éplorés pouvaient laisser éclater leur douleur. Leurs cris ont déchiré le silence qui régnait jusque-là. Yannick Hinsu a entamé son dernier voyage en direction de Maroua, dans la région de l’Extrême-Nord. Il laisse une veuve et un enfant.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category