Paix et développement : un cadre de concertation créé dans le Sud

La première édition de la Rencontre fraternelle du Sud (Refas) a eu lieu samedi dernier, à Ebolowa, sous la conduite du ministre d’Etat, Jacques Fame Ndongo.

Sans tabou ni censure, les filles et fils du Sud ont exploré, ensemble, la niche d’opportunités qu’offre la région pour son développement intégral et, partant, sa contribution à l’émergence du Cameroun. Samedi, 16 octobre, ils se sont parlé, les yeux dans les yeux, au cours de la rencontre fraternelle du Sud, répondant ainsi à l’appel du tam-tam battu par le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, Pr. Jacques Fame Ndongo, qui a placé la rencontre fraternelle sous le thème : « Ensemble, consolidons les acquis ; ensemble, construisons l’avenir ». Dévoilant ainsi, dans son allocution d’ouverture, qu’il s’agit d’une triple articulation consistant en l’exploration du passé, la compréhension du présent et la construction d’un avenir radieux.
Après la phase protocolaire, les participants, venus des quatre départements et de tous les secteurs d’activités, e en présence du gouverneur Félix Nguélé Nguélé, ont suivi avec une attention particulière les exposés présentés à l’occasion : la problématique des routes de la région du Sud, par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi ; le défi de l’eau et de l’énergie, par le ministre Gaston Eloundou Essomba ; l’exploitation forestière et le développement des communautés locales, par le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo ; les réseaux de télécommunications, par le ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom li Likeng ; la décentralisation : enjeux, défis et perspectives, par le secrétaire général du ministère de la Décentralisation et du Développement local, représentant le ministre Georges Elanga Obam ; et la stratégie de lutte contre le chômage des jeunes, par Camille Moute à Bidias, directeur général du Fonds national de l’emploi.
La phase des échanges, plus animée, a vu le ministre des Finances monter au créneau pour parler du développement économique de la région, à travers la production des richesses et la valorisation des atouts. Louis Paul Motaze explique alors combien le contexte de diverses crises économiques, sécuritaires et sanitaires plombe la réalisation de certains projets structurants, pourtant annoncés par le chef de l’Etat lui-même. Sur la question des routes, le Mintp ira plus loin en appelant l’implication positive des élites dans la réalisation des projets devant renforcer la qualité d’un réseau routier évalué à plus de 10.705 km et qui s’ouvre à trois pays de la sous-région Afrique centrale : le Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale. Ce vaste marché demeure un atout pour la création des richesses.
A la fin des travaux, la rencontre fraternelle du Sud a fait des recommandations pour rattraper les retards économiques et infrastructurels de la région et appeler au renforcement des canaux d’accès de la jeunesse aux élites. Un comité de suivi, dont la présidence a été confiée au Conseil régional du Sud, a été mis sur pied.

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