OAPI : le directeur général suspendu

La décision d’Alimatou Shadiya Assouma, président du Conseil d’administration de cette instance, a été signée le 14 octobre dernier.

Alimatou Shadiya Assouma, président du Conseil d’administration de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) par ailleurs ministre de l’Industrie et du Commerce du Bénin, a signé le 14 octobre dernier une décision portant suspension du directeur général de cette instance dont le siège est au Cameroun. Il est reproché à Dénis Bohoussou Loukou, le refus « de faire exécuter la décision d’auditer la gestion de l’Organisation en vue de clarifier les soupçons de mal gouvernance et de malversations financières mettant directement en péril les intérêts de l’Organisation ». Depuis la date de signature de cette décision, c’est Noël Jean-Baptiste Waga, directeur général adjoint de l’OAPI qui est chargé de liquider les affaires courantes. Notons qu’aucune indication sur la durée de la suspension n’est évoquée dans la décision du PCA. « Le Conseil d’administration qui se tient dans quelques semaines va dire si oui ou non il est coupable des faits qui lui sont reprochés. Le directeur général adjoint a demandé au personnel de s’en tenir à la décision pour le moment », confie une source interne à l’Organisation. Cette dernière ajoute qu’avec le système de gouvernance suffisamment solide qui prévaut au sein de l’institution, lumière sera faite assez rapidement sur cette affaire. En attendant donc, le travail se poursuit sereinement au siège de l’Organisation à Yaoundé. Une réunion avec l’ensemble du personnel s’est tenue vendredi dernier. 
C’est le 1er août 2018 que Dénis Bohoussou Loukou a pris officiellement fonction au Cameroun. Il plaçait alors son mandat de cinq ans sous deux principaux axes : la gouvernance et l’utilisation plus accrue de la propriété intellectuelle par les pays-membres. Il souhaitait accélérer la modernisation de l’OAPI, à travers la dématérialisation des demandes, l’amélioration de la qualité de services rendus mais aussi engager l’organisation dans un processus de certification qualité et redonner à la propriété intellectuelle sa place dans le développement économique. En septembre dernier encore, il se félicitait de l’installation des membres de la Commission supérieure de Recours (CSR) de l’Oapi, une sorte de juridiction administrative chargée principalement de sanctionner les décisions que le dg de l’OAPI serait amené à prendre par rapport à des demandes des titres de propriété intellectuelle.
 

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