Ngaoundéré : des routes mal entretenues au scanner

C’était au cours d’une visite de travail de la mission de contrôle conduite par le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye le 18 octobre dernier.

Les visites ministérielles n’ont cesse de se multiplier à Ngaoundéré. Et pour cause linéaire de 16 km environ divisée en trois sections continue de donner du fil à retordre aux autorités en charge de sa réhabilitation. Il s’agit du lot 1 de 2 km : carrefour Bois de Mardock-Carrefour total, du lot 2 : carrefour Total – la guérite de l’université long de 10 km et du lot 3 : carrefour Total au carrefour de la gare Camrail long de 4 km. Lundi, 18 octobre dernier, le président du comité de gestions de fonds routiers, le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye qu’accompagnait le gouverneur de la région de l’Adamaoua y a effectué une visite de travail. 
Au cours de cette descente sur le terrain, il a marqué son premier arrêt sur les lots I et 2 dont les coûts des travaux d’entretien s’élèvent à plus de cinq milliards F. Ici, l’entreprise Bernis Constructions a déjà achevé l’exécution du revêtement en enduit superficiel et des bétons bitumeux sur un linéaire de six km. La mission de contrôle a apprécié les réalisations, notamment l’effectivité et la consistance des travaux et les prestations exécutées par les contractants en rapport avec le paiement effectué. Sur ces deux lots, quelques insuffisances ont été relevées par la mission de contrôle. En réponse à ces observations, le contractant déplore l’insuffisance de l’enveloppe budgétaire dans l’exécution de ce chantier. « Nous faisons avec le peu de moyens mis à notre disposition pour éviter l’interruption de trafic sur la nationale No 1 », a souligné Serges Armand Nvoulo, conducteur des travaux Bernis constructions. Face à ces propos, le ministre délégué Yaouba Abdoulaye a saisi cette opportunité pour instruire à l’équipe du projet de transmettre au fonds routier une proposition financière leur permettant de passer de l’enduit superficielle des couches au béton bitumeux en couches de roulement afin rendre cet axe confortable et plus durable. 
Pour ce qui est du deuxième lot long de 4 km dont l’Etat du Cameroun a financé le projet à hauteur de 488 millions F, la mobilisation de l’entreprise adjudicataire Wildi n’est pas effective sur le chantier. La mission de contrôle a donc appris que l’Etat du Cameroun a fait une mise en demeure déjà évaluée non concluante. A ce jour, le dossier est transmis auprès du ministre des Travaux publics en attente de ses instructions pour faire le constat de certains manquements. La visite de travail effectuée sur ce réseau routier traduit ainsi la volonté politique de lui offre un visage acceptable. « Nous voulons que les travaux sur ces routes soient bien exécutés sur ces routes. A la fin des travaux, elles doivent être  capables de supporter s passages des gros camions sans être exposées à la dégradation. Nous allons nous assurer de la bonne exécution de ces chantiers avec l’implication de tous les acteurs locaux » a précisé le ministre délégué Yaouba Abdoulaye. En attendant, la population continue de subir au quotidien les conséquences du mauvais état de cette voirie urbaine.
 

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