« Cette CAN va impulser une nouvelle dynamique »

Augustin Senghor, Premier vice-président de la Caf.

Au terme de votre audience avec le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, qu’est-ce qu’on peut retenir ?
Plus qu’une audience, c’était une séance de travail. Nous avons senti derrière cette rencontre la forte volonté marquée et réitérée du président Paul Biya de faire de cette Can une réussite. Au cours de cette discussion justement, au nom du président Motsepe et après avoir visité certains sites à Garoua, à Douala et à Yaoundé, nous avons exprimé au Secrétaire général notre satisfaction de voir que suite aux instructions du chef de l’Etat, tout a été bien relancé et que les activités se sont déroulées à un rythme satisfaisant. C’est la volonté du président Paul Biya, mais c’est aussi celle du président Patrice Motsepe et de l’ensemble du Comité de la Caf de faire de cette Can ici au Cameroun, pays de football par excellence, une Can de l’avenir. Celle qui va impulser une nouvelle dynamique, qui montrera à la face du monde que l’Afrique sait organiser pour elle-même, par elle-même et qu’elle sait réussir ses organisations à l’instar de ce qui se fait de mieux dans le monde. Nous sortons rassurés de cette audience et nous rendrons compte au président Motsepe, au comité exécutif du travail qui a été fait par la partie camerounaise aux côtés du secrétaire général et de son équipe pour que tout se passe comme il faut. Nous avons espoir que cette Can sera une réussite en tous points de vue. 

Vous avez signé avant cette audience un accord-cadre avec le Cameroun. C’est une étape décisive dans l’organisation de cette compétition…
La signature de l’accord cadre était une étape importante dans le sens où il fallait faire une mise à jour parce qu’entre-temps nous sommes passés à une Can à 24. Au niveau de la Caf, on a un nouveau management symbolisé par le président Motsepe, et nous avons estimé qu’il fallait encore hisser le niveau d’exigence et de qualité pour nos compétitions. Le Cameroun servira de pays témoin pour réussir la nouvelle génération d’organisation que nous voulons et surtout pour réussir ce qui demain va faire l’Afrique du football, c’est-à-dire des pays qui sachent mettre en place des infrastructures nécessaires. Et ces compétitions seront un bon prétexte pour déjà se lancer dans le programme qui unit la Fifa et la Caf dans le cadre de la dotation dans notre continent à toutes les associations nationales d’infrastructures de dernière génération pour pouvoir accueillir nos compétitions mais aussi nous fixer des exigences par rapport à l’organisation de nos compétitions. Aujourd’hui, nous devons être capables d’organiser des Can et d’autres compétitions au même niveau que ce qui fait à la Fifa, à l’Uefa ou ailleurs. 

Quelle est la suite du processus ? 
Il faut dire que l’un des points qui tient aussi à cœur au comité exécutif, c’est la formation des ressources humaines. C’est autant de choses qui devaient figurer dans ce cahier de charges et qui ont fait l’objet de cette signature protocolaire. Cela nous permet, à deux mois de la compétition, de nous installer vraiment dans la phase active. Les prochaines étapes seront de finaliser l’ensemble des travaux déjà bien avancés. Mais aussi s’inscrire durablement dans la préparation de l’ouverture de cette Can qui sera l’une des clés. Nous sommes dans une perspective positive.

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