Traitement du cancer : radiothérapie fonctionnelle à l’Hôpital général

Le nouvel équipement est entré en service ce 19 octobre, et peut prendre en charge 120 patients par jour.

L’Hôpital général de Douala vient d’acquérir une nouvelle source radioactive pour le traitement des patients atteints de cancer. Mise en service le 19 octobre dernier, le nouvel équipement peut prendre en charge 120 malades par jour. Par le passé, l’unité de soins était contrainte de prendre au plus trente malades. Dr Martin Essomba Biwolé, oncologue radiothérapeute et chef de service de cette unité, précise : « La particularité c’est de permettre que les malades puissent avoir un confort de traitement que nous avions perdu depuis plusieurs années. Parce que la source radioactive que nous venons d’acquérir va produire un rayonnement qui donne une énergie permettant d’avoir des traitements en terme de durée plutôt courts ». Ce qui va permettre de recevoir plus rapidement les malades sur la liste d’attente.
Il sera désormais possible de les traiter juste après leur bilan pré-thérapeutique. Jeudi dernier, lors du point de presse annonçant la nouvelle fonctionnalité du service de radiothérapie, des membres de la branche régionale de l’association « Tous contre le cancer », emmenés par leur présidente Bertine Guidioum, sont venus manifester leur reconnaissance et leur joie au gouvernement pour ce geste à l’endroit des patients. Marjorie T., l’une d’entre eux, traitée il y a un peu plus de 2 ans, s’est dite émue par cette réouverture de l’unité de  radiothérapie.
Le Dr Essomba Biwolé a rappelé que la source remplacée ce 19 octobre était très atténuée. Son rayonnement prenait beaucoup plus de temps. Une séance de radiothérapie qui aurait dû se faire en 2 minutes en prenait 10 à 15, en fonction du nombre de faisceaux combinés sur un malade.
Le cancer se traite par trois méthodes qui se complètent : chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Lorsque la radiothérapie n’était pas fonctionnelle, tout de suite pour certains malades, on les redirigeait en chimiothérapie. Pour d’autres ayant déjà reçu la dose nécessaire de chimio et ne pouvant en recevoir davantage, c’était l’attente, tout simplement. Le Pr Henry Luma, DG de cette formation hospitalière, a annoncé la prise en charge 600 malades sans assurances ni grands moyens au prix de 50.000 F par mois, au lieu de 180.000 F, grâce à un appui du gouvernement.

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