« Akapzout » : drôle de vengeance

Produit par New Cam Generation Film, le long métrage de Roméo Meupa était récemment en grande première à la salle des fêtes de la Croix-Rouge à Yaoundé.

«Désolé,  petite sœur ! J’espère  que  tu me pardonneras.  Refais  ta  vie,  et surtout, prends  de bonnes  décisions ». La qualité du dernier long métrage de Roméo Meupa intitulé « Akapzout » donne envie d’emprunter ce  monologue  de  l’acteur, Joel Patrick Oyono, dans le film pour parler au réalisateur. La déception est grande. Après quatre années de teasing  sur  la  Toile,  ce long métrage annoncé avec tambour set trompettes a finalement été dévoilé  au  grand public le 18 août dernier à la salle des fêtes de la Croix-rouge à Yaoundé. Une longue attente  qui n’a malheureusement pas tenu la promesse des fleurs, malgré le titre du film assez controversé qui a suscité la polémique et aiguisé l’appétit des cinéphiles.

Loin, de ce que laisse entendre le terme « Akapzout » en langue ewondo (prostitution à outrance), le  film  relate l’histoire  d’une femme qui décide de quitter son conjoint qui n’arrivait pas à joindre les deux bouts, pour s’exiler en France après de nombreuses années de vie commune pour des lendemains  meilleurs.  Son  désormais  ex-mari  décide  alors  de déverser sa colère sur toutes les femmes  qu’il  va rencontrer  sur son passage, sans savoir que ce jeu trouble lui réserve aussi des surprises, d’après le scénario co-signé  par Jean-Marie  Mbollo  et Roméo Meupa. Même la présence des  acteurs  confirmés  comme Joël  Patrick  Oyono  (Bill  Ewane dans « Madame…Monsieur », Carine Ezembe, Deneuve Djobong et  Arsène  Mvondo n’a  pas  su masquer la faiblesse de ce scénario  qui  n’a visiblement  pas réussi à transporter les cinéphiles venus ce jour à la salle des fêtes de  la  Croix-rouge.  Bien au contraire, la plupart d’entre eux est  repartie triste et  remontée d’avoir déboursé 5000 F pour un film qui n’en valait pas la peine. Autre point sombre, la qualité de l’image et  du  son.  Des changements  de  teinte  d’une scène à une autre dont l’effet désagréable n’est pas fait pour servir le film. En ce qui concerne le son, il disparaissait même parfois. Approchée par l’équipe de CT, l’équipe de  production  a  rejeté  la  faute sur  la  qualité  du matériel.  Une situation  qui mérite  de  tirer  la sonnette  d’alarme surtout  à ce moment où le cinéma camerounais essaie de retrouver ses lettres de noblesse dans un contexte difficile.

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