Une menace à plusieurs visages

Une bonne demi-douzaine de groupes djihadistes tournent autour du Burkina Faso.

Depuis 2015, le Burkina Faso est plongé dans une spirale de violences caractérisée par des attaques terroristes meurtrières récurrentes. Avec à la manœuvre l'Etat islamique au grand Sahara(EIGS). Boko Haram, Ansar Dine, le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l'Ouest (MUJ/O), Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMl), Al Mourabitoune, le terrorisme fait désormais partie du quotidien des populations burkinabè qui vivent la peur dans le ventre. Mais, depuis quelque temps la menace semble avoir pris de l 'envergure avec des bilans de plus en plus lourds. Le plus élevé étant l'attentat perpétré en juin dernier dans le village de Solhan situé dans le nord-est du pays, proche des frontières avec le Mali et le Niger, également en proie à la menace terroriste, où au moins de 160 personnes, dont une vingtaine d'enfants, ont péri. En plus du nombre de plus en plus incalculable de vies humaines qui en pâtissent, la vague terroriste emporte également sur son passage du bétail et des biens de ses victimes. Enlèvements avec demandes de rançon. Pillages et incendie font aussi partie du mode opératoire des assaillants.    
Réélu en 2020 pour un nouveau quinquennat sur la base d'un projet de lutte contre le terrorisme, le président Roch Marc Christian Kaboré a fait adopter en août dernier, une nouvelle stratégie de lutte contre ce phénomène. Pour le gouvernement, celle-ci porte sur une « vision historique » de la situation dans le pays. « La réponse militaire est importante et nécessaire. Mais elle n'est pas suffisante. Nous allons activer la méthode diplomatique. Nous allons traquer ceux qui soutiennent les terroristes. Ceux qui nous menacent sont à l'intérieur de nos frontières », soutient Maxime Kone, ministre de la Sécurité. Le général Aimé Barthélémy Sirmporé, ministre délégué à la Défense annonce « un grand bouleversement » et des réformes au sein de l'armée burkinabè. Cette stratégie de lutte contre le terrorisme prévoit également outre l'amélioration des conditions de vie et de travail des· soldats au front afin de leur permettre d'être plus opérationnels sur le terrain, l'ouverture des brigades de gendarmerie à titre préventif ainsi que le développement du système de renseignement. Cette nouvelle stratégie intègre également la coopération militaire avec les pays de la sous-région ainsi qu'avec des partenaires étrangers. 
 

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