Filière du livre : la page de l’assainissement

Le Sénat examine, depuis hier, un projet de loi destiné à restructurer ce secteur gangrené par plusieurs maux.


D’après le gouvernement, le manuel et le livre scolaires représentent à eux seuls un marché évalué à 500 milliards de F. Des fonds difficiles à capter du fait d’un ensemble de pratiques peu orthodoxes : corruption, délit d’initié, conflits d’intérêts, changements anarchiques des livres au programme, ou encore pléthore d’ouvrages retenus pour une seule discipline. Le gouvernement veut mettre un point final à ce type de problèmes avec un texte déjà adopté par l’Assemblée nationale. Il s’agit du projet de loi portant organisation et promotion de la filière du livre. Après le quitus de la Représentation nationale, ce texte a été déposé hier au Sénat, au cours d’une conférence des présidents présidée par Marcel Niat Njifenji. Quelques minutes plus tard, le président de l’auguste Chambre le communiquait aux sénateurs au cours d’une plénière dédiée. Le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt, est ensuite passé devant la Commission des Affaires culturelles, sociales et familiales pour défendre son bien-fondé. 
Ce projet de loi est une réforme majeure qui concerne, au-delà du manuel et du livre scolaires, la filière du livre dans son ensemble. Le texte réaffirme les principes de promotion de la lecture, de la lutte contre l’analphabétisme, de promotion de l’édition en langues nationales et sa traduction dans les deux langues officielles. Dans le même temps, il consacre l’exigence de l’obtention d’un agrémen...

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