La mise-en-eau en un mot

L’opération technique qui a eu lieu hier à Nyabizan est un test, grandeur nature, des composantes principales du barrage.

Pari tenu ! Le barrage hydro-électrique de Memve’ele vit sa toute première expérience d’eau. L’opération technique, qui a consisté en la mise-en-eau de l’ouvrage en construction, s’est tenue hier sur le site du chantier, à Nyabizan, au cours d’une cérémonie sobre présidée par le ministre de l’Eau  et de l’Energie (MINEE). Basile Atangana Kouma a saisi l’occasion pour présenter le barrage hydro-électrique de Memve’ele, réalisé aujourd’hui à 92%, comme placé au cœur de la politique des Grandes Réalisations du chef de l’Etat. 
Bien avant, le MINEE, a salué, d’une part, la fructueuse coopération entre le Cameroun et la Chine, avant de souligner, à grands traits, la signification exacte de ce qu’est la mise-en-eau d’un barrage, construit, comme le dira Dieudonné Bisso, directeur du Projet Memve’ele, sur le fil de l’eau. En un mot, la mise-en-eau du barrage de Memve’ele a été présentée comme « une étape importante » dans le processus de construction du barrage devant produire, dès juin 2017, date prévue de sa mise en service, 211 MW. Cette opération, purement technique, a ainsi consisté à ouvrir une vanne au niveau de la prise d’eau du canal d’amenée. Et dès que le MINEE a activé, d’une main ferme, le bouton d’ouverture, l’eau a commencé, tout de suite, à se répandre dans le canal d’amenée. L’opération, en somme, va prendre une dizaine de jours, voire trois semaines environ, pour voir le réservoir-tampon se remplir de ses 80 millions de m3 d’eau nécessaires pour faire tourner, lorsque viendra le temps, les quatre turbines encore en installation.
Pendant ce temps, ouvriers et ingénieurs camerounais et chinois, suivis par la mission de contrôle Coyne & Bellier, vont observer le comportement des différentes composantes de l’ouvrage déjà construites. Il s’agit des digues principale et secondaire, des évacuateurs de crue principale et secondaire, du canal d’amenée sur toute sa longueur de plus de trois kilomètres et, bien sûr, du réservoir-tampon. En clair, si des dysfonctionnements sont relevés, les différentes parties prenantes à la réalisation du projet auront le temps nécessaire de corriger. 

 

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