Transformation des fèves de cacao: l’élan qui vient de Mbalmayo

Le ministre en charge de l’économie a procédé mercredi dernier à la réception des nouveaux équipements de l’agropole Fapam.

Ce n’est certes pas encore le jour de la grande consécration,  mais le président-directeur général de Fapam Industry, Laurent Nkodo Ze, a au moins deux motifs de satisfaction, en ce 11 janvier 2017. Le premier c’est que, ce mercredi, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, procède à la réception des équipements industriels acquis par cette entreprise porteuse de l’agropole de production, de transformation et de commercialisation du cacao de Mbalmayo, avec le soutien de son département ministériel. Pour ne rien gâcher à la solennité de l’évènement, la délégation est auréolée des présences du ministre des Petites et moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Laurent Serge Etoundi Ngoa, et celui de l’Agriculture et du Développement rural, Henri Eyebe Ayissi. Au-delà de son côté protocolaire, ce prestigieux aréopage justifie bien le deuxième motif de satisfaction des actionnaires et partenaires de Fapam.
Ce jour glorieux, en effet, se présente comme le nouveau point de départ de cette initiative, vers la réalisation de ses ambitions. Sur ces dernières, les visiteurs de la partie de l’usine déjà fonctionnelle et de son extension en cours d’équipement, sont tous restés laudateurs. Les chiffres et faits pour expliquer leur exaltation parlent d’eux-mêmes. La fiche signalétique de l’unité de transformation, lorsqu’elle sera complètement installée – l’échéance est prévue d’ici fin 2017 si toutes les contraintes sont levées – indique une capacité de quatre tonnes par heure. L’objectif initial étant de transformer 16 000 t de fèves de cacao par an, pour l’obtention de 5 000 t de beurre, 5 000 t de poudre. Il en ressort également que le projet à terme devrait pourvoir environ 600 emplois permanents et 1 500 indirects. Coût total du projet, 5,3 milliards de F, dont un peu plus de 2 milliards (1,4 milliard du Programme agropoles et 600 millions de financement direct du MINEPAT) issus du gouvernement…
Cet accompagnement, selon Louis Paul Motaze, se justifie par la volonté de concrétiser la vision du président de la République, qui lors de la conférence économique investir au Cameroun, terre d’opportunité, avait déclaré : « Les jeunes Africains doivent demeurer à l’avant-garde de la technologie pour assurer à l’Afrique un bon arrimage à une économie dans laquelle l’innovation s’avère aujourd’hui plus qu’hier un facteur déterminant de compétitivité. A cela, il faut ajouter les richesses naturelles nombreuses et variées, mais qui devraient faire l’objet d’une plus grande transformation locale, pour être encore plus bénéfiques à nos économies… »  Dans le contexte actuel de crise pétrolière mondiale, ce vœu du chef de l’Etat, judicieusement repris par le MINEPAT, prend tout son sens. 

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