Sommet Afrique-France: la sécurité au menu

Les deux parties se sont engagées à poursuivre la lutte contre le terrorisme.

Dans les différents discours prononcés samedi dernier à Bamako au Mali à l’occasion du 27e Sommet Afrique-France, la paix et l’émergence sont revenues de manière récurrente. Les chefs d’Etat ayant pris la parole au cours de ces assises ont évoqué la nécessité de poursuivre la lutte contre le terrorisme dans cette zone, gage de l’émergence.
Ibrahim Boubacar Keïta, président du Mali, tout en louant le déploiement des opérations françaises Serval et Barkhane dans son pays, a surtout plaidé pour la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. IBK souhaite un renforcement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies au Mali (MINUSMA) pour une solution efficace et définitive au  terrorisme. «Une action salvatrice qui aura permis de stopper le terrorisme contre le Mali et d’ouvrir le chemin de l’espoir pour tout un peuple», a-t-il déclaré.
Le président français, pour qui ce sommet constituait l’ultime rencontre avec ses homologues africains avant son retrait annoncé de la scène politique en mai prochain, a tenu à rassurer les uns et les autres que la France ne compte pas plier bagages de si tôt du Sahel. «La France restera au Sahel tant que les pays africains en décideront, car son objectif est de former les armées africaines et de mettre en sécurité la zone sahélo-saharienne. Les réseaux franco-africains, je les ai ignorés, et même bloqués quelquefois. Mais ils n'ont pas disparu et reprennent espoir», a déclaré François Hollande.
Le président tchadien a tenu à mettre en garde ses homologues contre la multiplication des poches et des zones d’instabilité et d’insécurité à travers le continent africain. Selon Idriss Déby Itno, la Libye, la Corne de l’Afrique, le Soudan du Sud et certains Etats des Grands lacs sont aujourd’hui des sujets de grande préoccupation.  «A ce tableau sombre, s’ajoutent le terrorisme, la criminalité, le trafic d’êtres humains… Tous ces vecteurs de la mort et de la désolation appellent à une solidarité forte et confiante… Puisse ce sommet de Bamako être celui de la solidarité, de l’action et du partenariat dynamique entre l’Afrique et la France », a fait remarquer le président en exercice de l’Union africaine. Adama Barrow, président élu de Gambie, prenait part à ce sommet à l’invitation de ses homologues, alors qu’il doit officiellement prêter serment le 19 janvier prochain. Au nom du chef de l’Etat, Philemon Yang, Premier ministre, chef du gouvernement, conduisait la délégation camerounaise à ces assises.

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