Un bouclier pour nos côtes

Au regard de la vitesse avec laquelle les côtes camerounaises s’érodent, il devient urgent d’adopter une véritable politique nationale de protection des régions côtières.

Les conséquences de l’avancée de la mer sont suffisamment préoccupantes pour déclencher une action plus vigoureuse. Pour adresser les conséquences liées au retrait du trait de côte, des scientifiques camerounais proposent des solutions pertinentes, reposant essentiellement sur la nature. Mais ces solutions ne peuvent être implémentées que si les pouvoirs publics donnent leur impulsion.
L’option des berges en béton est rejetée en bloc, jugée non durable et non viable économiquement pour un pays comme le nôtre. Les mêmes experts indiquent qu’en Hollande, l’on s’est tourné depuis peu vers des solutions naturelles comme la reconstitution et la régénération naturelle des espaces. Notamment des mangroves. Ce qui suppose le déguerpissement des populations occupant les zones humides. Ce déguerpissement pourrait être suivi par le recasement des populations déguerpies dans des zones constructibles. L’autre solution naturelle proposée est l’ensablement des côtes sur une certaine distance. Solution qui pourrait être appliquée à Cap Cameroun.
Une politique nationale de lutte contre l’avancée de la mer permettrait de regrouper tous les acteurs et ministères sectoriels autour de la table pour plancher efficacement sur le problème. L’un des enjeux est la capitalisation des ressources humaines. En effet, le Cameroun dispose des compétences dans les domaines en lien avec les sciences de la mer. Et ce ne sont pas les structures de formation qui manquent.

Preuve de la volonté de l’Etat de résoudre ces préoccupations. L’Institut des Sciences halieutiques de Yabassi (Nkam), établissement d...

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