Extrême-Nord : ELECAM à l’ère de la décentralisation

2 465 inscrits en deux semaines, les responsables d’ELECAM ne lâchent pas prise.

Jusqu’ici, l’impression des listes électorales biométriques d’ELECAM était effectuée au siège à Yaoundé où ces listes étaient toilettées. Cette façon de faire va désormais relever de l’histoire. Selon Benjamin Lazabo, délégué régional d’ELECAM pour l’Extrême-Nord, c’est ce mardi 17 janvier 2017 qu’a démarré la machine d’impression des listes électorales pour le compte de cette région. Ce dispositif est déjà prêt ; il reste tout juste les accessoires qu’apporte le responsable national de l’informatique à ELECAM. Sur le terrain, les démembrements d’ELECAM sont à pied d’œuvre malgré les difficultés.
Au 13 janvier dernier, cette région avait déjà enrôlé 2 465 nouveaux électeurs. Ici, le Mayo-Tsanaga vient en tête avec 635 nouveaux inscrits. Le Diamaré qui occupe la deuxième position a 625 inscrits. Il est suivi par le Mayo-Danay et le Logone et Chari qui ont respectivement 399 et 333 nouveaux inscrits. Le Mayo-Kani se positionne à  l’avant-dernière place ; le Mayo-Sava, département en proie à l’insécurité boucle la boucle avec 214 nouveaux inscrits. Le délégué régional d’ELECAM nous a révélé que sur le terrain, ses équipes enregistrent deux difficultés majeures, à savoir, l’absence de Cartes nationales d’identité (CNI) pour de nombreux jeunes ayant acquis la majorité électorale, et la fermeture des centres d’identification dans les zones d’insécurité dans l’optique de la sécurisation de la nationalité camerounaise. Les démarches sont entreprises, nous a confié Benjamin Lazabo, en vue de la réouverture des postes fermées ; question d’éviter aux populations de parcourir de longues distances pour se faire délivrer une CNI et partant, pour se faire inscrire sur une liste électorale.

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