Trump, un nouveau style

La volonté de Donald Trump de marquer son passage à la présidence des Etats-Unis d’Amérique n’a d’égale que sa détermination à consolider le leadership de la nation la plus puissante du monde. Mieux que les autres domaines, le 45e président américain a jugé utile de réaffirmer prioritairement le dynamisme américain au plan économique. Notamment à travers la relance des grands travaux de reconstruction des ponts, des tunnels et des hôpitaux dans le cadre d’un vaste programme basé sur les grands investissements dans le domaine des infrastructures.
Un principe fondamental justifie le style singulier de Donald Trump : l’obsession des résultats rapides. Deux règles simples guident ses choix économiques : « acheter américain et embaucher américain ». Certes, l’avènement de Donald Trump à la Maison Blanche scelle l’alternance entre Démocrates et Républicains. Certes aussi, son option économique est marquée du sceau du pragmatisme.  Mais dans l’esprit du président américain, il s’agit surtout d’une mine d’or censée fonctionner comme un gigantesque créateur d’emplois et rendre le pouvoir au peuple américain et sa grandeur à l’Amérique tout en replaçant ses intérêts au-dessus de toutes les autres considérations. Rendre sa grandeur à l’Amérique revêt un sens particulier chez l’auteur du best-seller intitulé «The Art of the Deal». Lui qui incarne une certaine grandeur de l’Amérique. Lui qui s’est bâti une réputation mondiale de magnat de l’immobilier grâce à la construction de somptueux gratte-ciel à New-York et s’est constitué une immense fortune évaluée à 2,9 milliards de dollars. Il ne tient qu’au président américain de concrétiser ses options et  les partager au  peuple américain.
Une ambition pareille ne s’accommode pas forcément des retouches des acquis qui honorent l’Amérique spécialement au plan de l’assurance-maladie. Puisque ces acquis sont des conquêtes de la grande Amérique caressant toujours le rêve du mieux-être. Une telle ambition se situe également à l’opposé des inquiétudes suscitées dans le monde par certaines déclarations de Donald Trump, notamment sur l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), la Chine, le processus de paix israélo-palestinien, la relation Amérique-Russie, l’accord sur le nucléaire iranien ainsi que la normalisation des rapports entre les Etats-Unis et Cuba. Le 45e président américain a beau revendiquer le style approprié pour son mandat, il prendrait un risque à se mettre à dos des partenaires que les Etats-Unis ménagent depuis belle lurette. Tant il est vrai que l’Amérique ne peut se payer le luxe d’ignorer ses partenaires ne serait-ce qu’au plan de la lutte contre le terrorisme qui constitue une menace planétaire. De ce point de vue, le 45e président américain aura peut-être à rassurer pour prouver que son style est conforme au désir d’émancipation des Etats-Unis et qu’il n’est pas du tout destiné à nuire aux autres Etats.

 

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