Présidentielle gabonaise: ça s?anime

A moins de dix jours du scrutin, la campagne électorale bat son plein.  

Après la trêve observée hier pour cause de célébration de la fête nationale, la campagne électorale pour la présidentielle du 27 août prochain reprend ce jeudi. A neuf jours du scrutin, le Gabon tout entier est en pleine effervescence. Ça vibre de partout. Chacun y va avec ses moyens et de ses arguments pour séduire les quelque 628 000 électeurs. Le président sortant, Ali Bongo Ondimba, est en course contre onze autres candidats au lendemain du désistement de Casimir Oye Mba et Guy Nzouba-Ndama qui se sont alignés derrière Jean Ping. Après ce coup de tonnerre survenu, lundi dernier, sous le ciel gabonais, la partie semble désormais se jouer entre le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir et l’ancien président de la Commission de l’Union africaine. Au fur et à mesure que l’on s’approche de la date fatidique, la tension monte au sein des différents états-majors.
Dans le camp présidentiel, l’on dénonce les appels à la discorde et à la violence lancés par certains candidats. «J’entends aujourd’hui des voix qui, inconscientes, appellent à la discorde et à la violence. Ces voix insultent nos anciens qui bâtirent notre maison commune», a déclaré Ali Bongo Ondimba, mardi dernier, lors du discours télévisé dans le cadre du 56e anniversaire de l’indépendance du Gabon. «C’est pourquoi, je demande au gouvernement de la République de prendre toutes les dispositions pour s’assurer que les citoyens iront accomplir leur devoir dans la paix et en toute sécurité», a-t-il ajouté. 
Au sein de la coalition, l’on se dit sereins et prêts pour le combat. «Il s'agit de partir ensemble en campagne avec moi comme chef de file.  Je suis chef de file parce qu'il faut un général. Et le général ne va pas seul dans une bataille comme celle-là. Il y va avec ses coéquipiers. Quel que soit celui qu'on aurait pris à la tête de cette coalition, il aurait gagné parce qu'Ali Bongo ne peut pas gagner», assure Jean Ping. Au sein de l’opposition, cette coalition fait l’objet de nombreuses critiques. Bruno Ben Moubamba, candidat de l’Union du peuple gabonais (UPG) qui, comme beaucoup, a choisi de faire cavalier seul, dénonce la mise à l’écart de certains candidats par le quatuor Myboto, Ping, Oye Mba et Nzouba-Ndama. 

 

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