L’utile consensus

L’une des tâches prioritaires du prochain sommet de l’Union africaine (UA) est l’élection du nouveau président de ladite commission. La réouverture du processus électoral, censé être clôturé du 30 au 31 janvier prochain à Addis-Abeba, au siège de l’organisation, lors de la 28e session de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement tient compte de cette préoccupation.
L’élection du président de la commission est remise sur la table des chefs d’Etat parce qu’aucun candidat à ce poste n’a obtenu la majorité requise des 2/3 pour succéder au sortant, Nkosazana Dlamini Zuma, lors du sommet des 17 et 18 juillet derniers à Kigali au Rwanda. La relance du processus électoral remet sur orbite les trois candidats ayant déjà sollicité les suffrages des électeurs à savoir l’ancienne vice-présidente ougandaise, Speciosa Kazibwe Wandira, la ministre botswanaise des Affaires étrangères, Pelomini Venson-Moitoi et son homologue équato-guinéen, Agapito Mba Mokoui. A côté des anciens, pourraient s’ajouter de nouveaux candidats notamment, l’ancien président tanzanien, Jakaya Kikwete, le représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies en Afrique centrale, le Sénégalais Abdoulaye Bathily, ainsi que le secrétaire exécutif de la Commission économique  des Nations unies, le Bissau-guinéen, Carlos Lopes. L’allongement de la liste des candidats à la présidence de la commission ne garantit cependant pas le succès des concurrents. Encore faut-il relever que la difficulté de dégager une majorité pour l’un des trois anciens candidats, au sommet de Kigali, a été perçue comme un désir de barrer la voie de la présidence de la commission de l’UA aux Etats dont ils sont les plénipotentiaires. La nouvelle élection à la tête de la commission rappelle, en tout cas, les péripéties de celle de 2012 à l’issue de laquelle la présidente sortante avait été déclarée vainqueur. Pour éviter les blocages qui n’honorent pas la commission de l’UA, il serait peut-être utile d’expérimenter le mécanisme de la présidence tournante donnant ainsi à chaque sous-région, voire à chaque pays, la possibilité d’exercer les fonctions de président de la commission de l’UA. 
 

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