Développement agropastoral : le renfort de l’import-substitution

Cette politique vise à produire plus et importer moins est destinée à booster l’agriculture et l’élevage au Cameroun, dont le potentiel est énorme.

Pour cette année 2022, le Cameroun, engagé depuis l’année dernière dans l’implémentation de la politique d’import-substitution, a pris des engagements pour véritablement la mettre en place. Dans un contexte où les prix des produits de grande consommation (denrées alimentaires de première nécessité, matériaux de construction, etc.) ne cessent de grimper, du fait des perturbations dans la chaîne logistique et de la hausse des coûts du fret maritime, et dormais la guerre en Ukraine, il est plus qu’urgent pour le Cameroun de prendre le taureau par les cornes. En attendant que la production et la transformation locales rencontrent un environnement plus propice à l’éclosion du potentiel, l’Etat a par exemple décidé, en fin 2021, d’alléger la facture des importateurs, en réduisant de 80%, le montant du fret maritime à intégrer dans le calcul des droits de douane. Une bouffée d’oxygène saluée par beaucoup de ces acteurs déjà asphyxiés par les effets économiques du Covid-19. La tendance commerciale mondiale qui est à la satisfaction prioritaire du marché national, devrait d’ailleurs inciter les producteurs camerounais à proposer plus et mieux à leurs compatriotes, qui ne demandent qu’à consommer ce qui est disponible sur place, avec un bon rapport qualité-prix. Surtout que le pays a largement le potentiel pour remplacer ces produits venus d’ailleurs et qui coûtent cher. 
Les mécanismes visant en développer et encourager la transformation locale des produits du terroir sont donc progressivement mis en branle. Parmi eux, l’exonération des droits et taxes douaniers pour les équipements et intrants destinés  à l’agriculture, à l’élevage, à la pêche et à l’industrie pharmaceutique. Objectifs, encourager les investissements dans ces secteurs et accroître par ricochet la production locale des produits tels que le riz, le poisson, le blé, le maïs, sources d’importantes dépenses d&rsq...

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