Traité commercial transpacifique: Trump annonce le retrait des Etats-Unis

Le président juge cet accord contraire aux intérêts des travailleurs américains.

Investi samedi dernier, Donald Trump est déjà au travail. Lundi, le président américain a signé un décret mettant fin à la participation des Etats-Unis au traité de libre-échange transpacifique (TPP). Ce texte a été signé par 12 pays (Australie, Brunei, Chili, Canada, Japon, Mexique, Malaisie, Pérou, Nouvelle-Zélande, Singapour, Vietnam et  Etats-Unis) qui représentent 40% de l’économie mondiale. Le texte devait façonner les règles du commerce mondial du XXIe siècle. C’est l’administration Obama qui était à l’initiation de ce traité signé en 2015 dans le but de servir de contrepoids à l’influence sans cesse grandissante de la Chine sur l’économie mondiale. Toutefois, le Partenariat transpacifique, soutenu par les milieux d'affaires américains n'a jamais été approuvé par le Congrès. Et en vertu de ses règles de ratification, le retrait des Etats-Unis signifie que le texte ne pourra pas entrer en vigueur.
Le président américain a laissé entendre que sa décision va dans le sens des intérêts des Américains. Il s’agit d’« une très bonne chose pour l'ouvrier américain », a déclaré Donald Trump. Devant des dirigeants syndicaux, il a renchéri. « Nous allons mettre fin à ces accords commerciaux ridicules qui ont chassé tout le monde de notre pays et les entreprises de notre pays», a déclaré le président américain qui ne fait pas de mystères sur sa posture protectionniste. Il a ainsi annoncé dimanche dernier qu’il allait commencer à renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) avec les dirigeants du Canada et du Mexique. Cet accord est entré en vigueur en 1994 et associe les Etats-Unis, le Canada et le Mexique dans une vaste zone de libre-échange.
La posture protectionniste inquiète ses partenaires. Ainsi, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, grand défenseur du TPP a estimé que cet accord « n’aurait pas de sens » sans les États-Unis. D’autres pays partagent ces inquiétudes. Le Mexique notamment qui est concerné par le TPP et l’Aléna envisage selon son président Enrique Pena Nieto de chercher à préserver des échanges commerciaux exempts de droits de douane avec la nouvelle administration américaine. Mais il n’y aura « ni confrontation ni soumission. La solution est dans le dialogue et la négociation », selon le chef de l'Etat mexicain.

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