Laurent Serge Etoundi Ngoa: «Tous les objets qui sortent sont soigneusement perquisitionnés»

Le Ministre des Petites et Moyennes entreprises de l’Economie sociale et de l’Artisanat explique:

Monsieur le ministre, comment se porte la galerie virtuelle artisanale ?
La galerie virtuelle artisanale du Cameroun est fonctionnelle. Des objets artisanaux ont été collectés de part et d’autre de nos régions, se sont retrouvés ici et ont été mis dans les containers en direction des Etats-Unis. Tous ces objets rassemblés ici dans le magasin de la galerie virtuelle ont été commandés par les consommateurs américains qui avaient vu ces objets par Internet. Ces objets  étaient dans un magasin créé ici et ont été envoyés là-bas où un autre magasin a également été crée. Ces objets ont été vendus et 75% de ces ventes sont déjà disponibles.
Et qu’est-ce qui justifie la cérémonie de ce mardi ?
Les artisans dont les objets ont été vendus sont venus toucher le fruit de leur vente. Je voudrais signaler que beaucoup d’entre eux ont déjà eu leur argent mais seulement, ils n’ont pas souhaité être filmés et photographiés par les médias. C’est l’occasion pour moi de dire aux artisans que le président de la République a consenti d’énormes investissements pour leur épanouissement. Il est bon pour que ces investissements soient crédibles, que lorsqu’ils reçoivent le fruit de leur travail proprement, qu’on le sache. Parce que l’Etat s’est occupé de tout. Ils n’ont fait que déposer leurs objets et ces objets ont été vendus. L’argent leur revient. Ils n’ont pas eu de gros efforts à faire en dehors du fait qu’ils ont fabriqué leurs objets et les ont convoyés au point de ramassage. Ils doivent être sincères et honnêtes envers l’Etat pour que les Camerounais sachent que la galerie virtuelle artisanale camerounaise qui est la première du genre en Afrique au Sud du Sahara est en marche. Que le gouvernement fait tous les efforts nécessaires pour permettre aux artisans camerounais de pouvoir vivre de leur travail.
Qu’est-ce que l’Etat gagne dans cette opération?
Par rapport aux ventes, l’Etat a 5% en taxes qui sont généralement recouvrées et reversées au Trésor public. Je voudrais également dire aux artisans qui ont été déplacés du site du Centre international de l’artisanat de Yaoundé où beaucoup n’étaient pas de vrais artisans, parce que les vrais sont déjà logés ici, que le président de la République a pris des mesures d’urgence pour eux. 20 bouts artisanaux vont être construits sur un espace qui est derrière ce bâtiment et dans les quatre mois à venir, ils seront tous logés ici.
Comment s’assurer que les objets vendus ne font pas partie du patrimoine culturel?
Tous les objets qui sortent sont soigneusement perquisitionnés sur place par le ministère des Arts et de la Culture (MINAC) pour qu’on puisse mettre de côté les objets qui représentent notre patrimoine culturel. Mais certains de ces objets peuvent être vendus en termes de copies et ces copies sont certifiées par le MINAC, c'est-à-dire qu’ils sont autorisés de vente. En dehors de cela, tout ce qui est rentré dans le patrimoine culturel notamment des sculptures et des toiles est soigneusement préservé.
Qu’en est-il de la qualité de ces œuvres d’art ?
Pour ce qui est de la qualité de nos objets, nos services régionaux ont déjà l’apport des experts du ministère des Arts et de la Culture qui savent quels objets artisanaux sont valables. Et une fois les objets convoyés ici, il y a une dernière revue qui est faite pour qu’on ne vende pas du tout venant à l’extérieur.

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