RDC : gare à la l’impasse

Tandis que les premières séances des travaux de mise en œuvre de l’accord de sortie de crise en République démocratique du Congo (RDC) incitaient à l’optimisme, les hésitations des derniers jours traduisent plutôt le blocage.
Evidemment, ce blocage ne convient guère à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) dont la médiation a favorisé l’accord du 31 décembre dernier. Il n’arrange pas non plus le calendrier politique congolais censé être ponctué par des élections de cette fin d’année. On sait que la majorité présidentielle et le Rassemblement des forces acquises au changement ont convenu d’un gouvernement de transition de 46 membres censé conduire le pays jusqu’aux prochaines élections. On sait également que le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, ne sera pas candidat à l’élection présidentielle et ne modifiera pas la Constitution. Le principe de la désignation d’Etienne Tshisekedi, dirigeant du Rassemblement des forces acquises au changement et leader de l’Union pour la démocratie et le progrès (UDPS) au poste de président du Conseil national de la transition est également acquis.  
Il reste cependant que la majorité et l’opposition ne s’accordent pas sur le nom du prochain Premier ministre, même si le principe selon lequel cette charge, désormais dévolue à un membre du Rassemblement des forces acquises au changement, est entériné. Cette plate-forme de l’opposition souhaite que le poste de premier ministre soit confié au secrétaire général de l’UDPS et fils du président de ce parti, Félix Tshisekedi. La majorité présidentielle formule plutôt le vœu qu’une liste de cinq postulants soit soumise au président congolais, Joseph Kabila, afin qu’il exerce son pouvoir discrétionnaire. La désignation du Premier ministre de transition et les autres questions liées au partage du pouvoir divisent la majorité et l’opposition à telle enseigne que les deux parties s’évitent. La CENCO ne baisse pour autant pas les bras. C’est pour cette raison qu’elle a fixé la dernière phase des négociations à samedi prochain. Le nonce apostolique, Mgr Montemayor, n’abandonne pas non plus. Faisant office d’émissaire du Vatican, il est convaincu qu’un accord peut être arraché aux protagonistes pour sortir du blocage.

 

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