Festival: le cacao dans tous ses états

Près de 75 acteurs de la filière du terroir et d’ailleurs ont exposé leur savoir-faire vendredi dernier à Yaoundé.

Pendant trois jours, le festival de cacao (Festicacao) a attiré beaucoup de monde dans la ville de Yaoundé. Le public est venu découvrir et surtout déguster plusieurs produits à base de cacao et ses dérivés. Ils ont été servis par75 exposants issus de divers pays notamment d’Afrique, de l’Europe et même du Canada. Au menu des délices du cacao, notamment du chocolat fondant, à croquer, à tartiner. Du caramel, de la poudre de cacao, des biscuits. Egalement des recettes comme des gâteaux, des truffes, des dattes fourrées,le tout confectionné à base de poudre de cacaoetdes boissons. Concernant le cosmétique, le public a découvert, le lait de toilette, le savon, le beurre de cacao et les masques pour visage. Et comme produits thérapeutiques, des médicaments contre les maladies cardiovasculaires, le diabète, les hépatiteset même contre l’impuissance. 
Un savoir-faire apprécié par le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana,qui présidait cette cinquième édition clôturée samedi dernier. Il a ainsi salué le dynamisme des producteurs. On retrouve parmi ces exposants, des professionnels et des artisans à l’instar de Myriam Ndiffo Zoyem, venu de Douala. Selon elle, le marché est porteur et rentable. Seulement, comme elle le précise et c’est d’ailleurs le cas de la plupart des exposants, ce sont les moyens financiers qui manquent le plus pour travailler en professionnel. Pour inverser la tendance, « il faut des équipements adéquats pour assurer une meilleure transformation de nos produits et améliorer le conditionnement », indique-t-elle.Eric Lam, producteur dans la ville d’Obaladéplore le manque de marchés. « C’est pendant des événements comme celui-ci que nos petites industries en profitent pour vendre», explique-t-il. Tout en précisant qu’on leur exige des normes dans les grands magasins. D’autres acteursse plaignent del’insuffisance de la formation, « pour être à la hauteur et produire la bonne qualité ». Pourtant, ce n’est pas la volonté qui manque. D’autres comme Stéphanie Endezo Lemou se voit déjà propriétaire d’une entreprise pour confectionner de la « fine gastronomie ». « Je fais des assortiments de recettes au chocolat. Si tout se passe bien et si les clients achètent, je pourrais faire de mon projet une réalité », espère-t-elle. 

 

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