BEAC: Abaga Nchama s’en va

Alors que la nouvelle équipe dirigeante s’installera la semaine prochaine, le gouverneur sortant a dressé le bilan de son  mandat hier.

Lucas Abaga Nchama s’en va. Hier, le propos introductif du gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) à l’ouverture de la conférence qu’il a initiée était aussi l’occasion d’évaluer ses sept ans passés à la tête de l’institut d’émission. « Des années jonchées de challenges et défis », a déclaré Alamaine Ousmane Mey. Pour le ministre des Finances, « la crédibilité de la BEAC a été renforcée, de même que ses interventions ».  
Sur la politique monétaire
Le gouverneur de la BEAC cite, parmi les réformes engagées pour améliorer l’efficacité de  la politique monétaire, le lancement en novembre 2011 du marché des titres publics émis par adjudications. Les Etats ont ainsi pu mobiliser près de 4000  milliards de F en six ans selon Lucas Abaga Nchama. Une réforme qui a permis de diversifier les sources de financement des Etats et de réduire progressivement l’excès de liquidités du système bancaire de la zone. Dans le même ordre d’idées, l’instauration d’un marché de titres de créances négociables pour diversifier les sources de financement des grandes entreprises et des Trésors publics.
Sur la stabilité financière
Au cours des sept dernières années, des mesures ont également été prises pour moderniser les systèmes et les moyens de paiements et accroître la résilience du système bancaire. Le gouverneur de la BEAC cite entre autres, la création du Fonds de garantie de dépôts de l’Afrique centrale (FOGADAC), l’adoption du règlement sur le traitement des établissements de crédit en difficulté et le lancement de la carte bancaire communautaire (GIMAC).
Sur les bénéfices réalisés par la banque
« Il y a également lieu de noter que les résultats de la Banque centrale ont été redressés, grâce à une gestion en bon père de famille, rejetant notamment toute forme de spéculation. Ils ont été bénéficiaires pendant toute la durée de la mandature, avec un niveau exceptionnel atteint en 2015, soit 160 milliards de F », déclare le gouverneur. Pour 2016, les résultats en cours d’examen devraient, selon lui, « être au moins autant que ceux de l’année précédente. »
Sur les chantiers inachevés
Dans ce chapitre figure le renforcement de la qualité de l’information financière, nécessaire à l’accroissement de l’accès aux crédits bancaires. « Bien que le regrettant, je me dois de reconnaître que les réformes monétaires et financières, quelles qu’elles soient, ont toujours besoin de beaucoup de temps pour être bien conçues et mises en œuvre », notera le gouverneur sortant. Une tâche à laquelle la nouvelle équipe dirigeante devra s’atteler. Conduite par le tchadien Abbas Mahamat Tolli (attendu à Yaoundé ce week-end), nouveau gouverneur de la BEAC, elle entrera en fonction dès la semaine prochaine. Une signature de documents devrait matérialiser la passation de service sans tambours ni trompettes.
 

 

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