Adama Barrow: retour triomphal

Le nouveau président gambien a regagné son pays hier après onze jours passés à Dakar au Sénégal où il a été investi pour des raisons sécuritaires.

Adama Barrow a regagné la Gambie hier, une semaine après avoir prêté serment à Dakar au Sénégal où il s’était exilé depuis le 15 janvier dernier pour des raisons sécuritaires. L’avion du nouveau président gambien a atterri en début de soirée à l’aéroport de Banjul où une foule impressionnante l’attendait depuis des heures. Encadrés par un important dispositif sécuritaire des troupes de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les milliers de Gambiens amassés le long de l’itinéraire présidentiel étaient la preuve qu’Adama Barrow était attendu. Selon des sources concordantes, Adama  Barrow n’est pas allé au palais présidentiel, mais plutôt à sa résidence où il devra encore résider pendant plusieurs jours. Les forces sous-régionales ayant installé leur état-major au palais présidentiel tout juste après le départ de Yahyah Jammeh, son prédécesseu, pour l’exil en Guinée équatoriale.
Ce retour d’exil marque la fin de plus de six semaines de crise politique consécutive au refus par l’ancien homme fort de Banjul d’accepter le verdict des urnes de l’élection présidentielle du 1er décembre dernier. C’est donc une nouvelle ère qui s’ouvre pour la Gambie, tant les attentes et les défis qui attendent le nouveau président sont immenses. Dans l’ordre des priorités, il doit mettre en place une nouvelle administration. Une tâche qui s’annonce difficile pour celui qui a été soutenu par une coalition de sept formations politiques pour renverser  Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans. Adama Barrow doit s’employer à la réforme de l’armée. De nombreux mercenaires, à la solde de son prédécesseur, seraient entrés en Gambie durant la crise. «Le président Adama Barrow nous a demandé  d'étudier s'il y avait des stocks d'armes quelque part. Et s'il y a des mercenaires cachés quelque part», a déclaré Marcel Alain de Souza, président de la Commission de la CEDEAO. Raison pour laquelle ces forces resteront encore six mois dans le pays.

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