musique camerounaise : ruée vers les anciens succès

Chez les vendeurs de disques ou sur les chaînes d’écoute en streaming, les titres musicaux authentiques du temps passé connaissent une forte demande.

Best of ! C’est désormais la formule consacrée pour se faire du trois en un. Tout au moins trois albums d’un artiste compilés dans un seul disque. C’est la formule offerte depuis quelques années par les vendeurs de disques, originaux ou ceux issus de la piraterie. C’est également la formule trouvée par nombre de maisons de productions pour faire écouler les produits ayant eu du succès dans les années passées. De nombreux mélomanes exigeants ou nostalgiques préfèrent se rabattre sur les anciens succès, plutôt que d’écouter l’offre actuelle. « Je ne me ravitaille qu’en anciens succès. J’ai repéré un fournisseur qui ne sait même pas les bijoux qu’il vend », confesse Simon Minko’o, artiste et adepte de succès du temps passés. Dans sa gibecière pas moins de 50 disques originaux des artistes de makossa, de bikutsi, mais également de reggae, de slow ou de jazz. Il se les procure essentiellement au centre-ville de Yaoundé, auprès de quelques collectionneurs. C’est que la réédition représente le nouveau couloir de survie pour les titres qui ont marqué les années passées. Aujourd’hui encore, les tubes des années 70, 80 ou 90 reviennent en force.
Le plus souvent, une actualité particulière, en lien avec l’artiste, suscite un regain d’intérêt pour ses titres. Après le décès de Manu Dibango en mars 2020, les mélomanes ont pris plaisir à redécouvrir ses albums, ses titres phares, voire à en collectionner quelques-uns pour se replonger dans l’univers du virtuose. Retour en force similaire pour les titres de Nkotti François après le cinquantenaire de sa carrière et son décès en août 2021, de Nkodo Si Tony après son décès en décembre 2021, ou Anne-Marie Nzié parti...

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