Militaires décédés : on n’oublie pas les veuves

L’Office national des anciens combattants, anciens militaires et victimes de guerre du Cameroun (Onacam) organise, une série d’activités depuis hier à Yaoundé.

Dames Florence Kwayep et Veronique Ngandjui sont veuves. Depuis le décès de leurs époux respectivement en 2003 et en 2007, elles font des pieds et des mains pour maintenir leurs familles debout. Mme Kwayep, commerçante, vend des draps, des bijoux, des bracelets pour femmes et des chaussures pour enfants au marché Acacias à Yaoundé. Mme Ngandjui quant à elle, nutritionniste, vend des produits pour compléments alimentaires, des tisanes, cafés et des appareils pour des bilans de santé au quartier Elig-Edzoa à Yaoundé. 
L’Office national des anciens combattants, anciens militaires et victimes de guerre du Cameroun (Onacam) dont elles sont membres de l’amicale des veuves, service du ministère de la Défense, offre depuis hier un espace à ces femmes pour s’exprimer. A l’occasion de la Journée internationale des veuves, l’Onacam organise pendant deux jours à l’esplanade de la Maison du combattant, une foire exposition et d’autres activités à l’attention des veuves. 
S’alignant sur la thématique de l’année, « Protéger les veuves, une activité collective », l’Onacam, veut accompagner ces femmes souvent délaissées par la société. « C’est une frange de la population qui souffre en silence. Contrairement à leurs époux qui ont eu une activité professionnelle reconnue, rémunérée, beaucoup d’entre elles sont en retrait dans les foyers. Elles font l’objet de marginalisation, perdent leurs droits matrimoniaux. Pourtant, elles doivent avancer et s’occuper de leurs familles », explique Paule Marlyse Ndjeng, chargée de la communication de l’Onacam. Pour le colonel retraité Alfred Fuller, Directeur général de l’Onacam, ...

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