Communion à la Mecque

Les pèlerins camerounais ont également célébré la Tabaski qui couronne les rites du grand pèlerinage musulman.

Immolation d’un bélier, rasage ou raccourcissement des cheveux, retrait de l’habit d’ihram (pièces de tissu blanc) pour s’habiller en tenue ordinaire, la Tabaski est particulière pour les musulmans présents à la Mecque, qui couronnent ainsi leurs rites du grand pèlerinage. Même si, en Terre sainte d’Islam, la fête a quelques restrictions : pas de visiteurs à recevoir, ni de grandes tables garnies de nourriture. En revanche, la satisfaction est là, d’avoir accompli une lourde mission religieuse, avec espoir de recevoir l’agrément d’Allah.
« Nous n’avons pas le temps pour préparer et manger la viande des bêtes que nous offrons en sacrifice. Nous immolons et offrons cette viande aux résidents nécessiteux. Certains pèlerins demandent qu’on leur en braise une partie sur place. La fête ici, c’est d’abord les rites et non la nourriture. Néanmoins, nous portons soigneusement des habits neufs cousus depuis le pays une fois après avoir enlevé notre izar (habit d’ihram) », explique Saladine Alim, pèlerin.
Abdelaziz Baba, autre pèlerin, témoigne : « Nous sortons d’une intense activité de prières et de dévotion. Nous avons accompli avec succès le cinquième pilier de l’Islam à travers plusieurs rites. Et cette fête aujourd’hui est le couronnement de toutes ces activités ».
Loin de la famille et des amis, les pèlerins en Terre sainte sont reliés avec le monde extérieur grâce surtout aux réseaux sociaux. « J’ai reçu des souhaits de bonne fête des amis sur mon Whatsapp et j’ai aussi souhaité bonne fête à quelques parents par le même canal », indique Amina Laraba, pèlerine camerounaise.
Le lendemain du stationnement des pèlerins sur le mont Arafat correspond en effet au jour de la Tabaski appelé Aïd al-Adha ou encore Aïd al-Kabîr, l...

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