Commission de l’Union africaine: Moussa Faki Mahamat, nouveau président

Le ministre tchadien des Affaires étrangères a été élu pour succéder à Nkosazana Dlamini-Zuma. Le Maroc réintègre l’organisation.

Après le passage de témoin hier entre les présidents en exercice sortant, Idriss Déby Itno du Tchad, et entrant de l’Union africaine (UA), Alpha Condé de Guinée, les choses sont allées vite hier au siège de l’organisation panafricaine à Addis-Abeba. Les chefs d’Etat et de gouvernement présents à ce 28e sommet sont passés à l’élection d’un nouveau président de la Commission parmi les cinq candidats en lice. A l’issue des trois premiers tours du scrutin, le Sénégalais Abdoulaye Bathily, la Botswanaise Pilomina Venson-Moitoi et l’Equato-guinéen Agapito Mba Mokuy ont été écartés de la course. Alors que le Tchadien Moussa Faki Mahamat et la Kényane Amina Mohammed se sont retrouvés en finale. A l’issue du 3e tour de cette ultime étape, c’est finalement le ministre tchadien des Affaires étrangères qui l’emporte haut la main avec 39 voix sur les 54.
A 57 ans, cet ancien Premier ministre succède à la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma pour un mandat de quatre ans. Tout au long de sa campagne, il n’avait de cesse de plaider en faveur d’une mutualisation des moyens pour faire face à la situation sécuritaire préoccupante dans la région du bassin du lac Tchad. «Il faut mettre ensemble les moyens pour pouvoir faire face à un phénomène comme le terrorisme», déclarait-il.  
Retour du Maroc
Cette première journée a également été marquée par la réintégration du Maroc qui devient 55e membre, 33 ans après son retrait.
Dans son discours d’ouverture, le nouveau président en exercice de l’Union africaine a souhaité que l’organisation soit résolument tournée vers la cause des populations. «Au-delà de l’intégration de nos Etats, nous devons réussir celle de nos peuples et l’Union africaine ne saurait justifier son existence si elle n’arrive pas à améliorer la vie des populations», a plaidé Alpha Condé. Invité à ce sommet, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) a appelé à plus de collaboration avec l'UA pour la prévention des crises. «Notre monde doit passer aujourd’hui de la gestion des crises à leur prévention. Trop souvent, nous intervenons trop tard et trop peu. Je compte étudier avec vous les moyens de rompre ce cycle. Ici, en Union africaine, vous vous employez à trouver des solutions (…) Vous pouvez compter sur le soutien indéfectible de l’Organisation des Nations unies dans tous les efforts que vous menez pour renforcer les institutions nationales, préserver l’Etat de droit, favoriser l’esprit de responsabilité, promouvoir la bonne gouvernance, et faciliter la transition pacifique du pouvoir en prévenant aussi l’extrémisme violent», a souligné Antonio Guterres.

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie