Lutte contre la vie chère : le gouvernement en première ligne

Au cours d’une conférence de presse présidée hier à Yaoundé quatre membres du gouvernement ont présenté les facilités mises en place pour limiter les effets de la flambée des prix des produits de grande consommation.

L’importance du sujet relatif à la vie chère a réuni quatre membres du gouvernement hier pour une conférence de presse. L’objet de cette rencontre, à savoir les mesures prises par l’Etat pour limiter les effets de la flambée des prix des produits de grande consommation induite par la crise du Covid-19, amplifiés par la crise russo-ukrainienne, démontre à suffisance que l’Etat n’a pas assisté en spectateur à ces crises importées. Pour conduire les échanges, le ministre de la Communication (Mincom), porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, avait à ses côtés ses collègues du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobe, de L’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, et le représentant du ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr. Gilbert Lamblin Taguem Fah. En termes de mesures, le Mincom a relevé dans son propos liminaire le collectif budgétaire pris par le chef de l’Etat le 2 juin dernier et qui a permis de porter le montant des subventions sur les produits pétroliers de 120 milliards de F à 480 milliards de F, avec pour effet le maintien inchangé des prix à la pompe. 
Subventions 
En ce qui concerne les subventions, les efforts consentis par l’Etat pour éviter la flambée des prix à la pompe ont coûté depuis janvier 2022, 429 milliards de F. Ainsi, l’Etat supporte 648 F sur chaque litre de super, 768,68 F sur le gasoil et 7500 F sur chaque bonbonne de gaz de 12kg. Pour le cas du blé, la facture est de 5 milliards de F tous les mois, à raison de 2500 F supportés par l'Etat sur chaque sac de 50 kg depuis juillet 2022. Relativement aux facilités fiscalo-douanières, il y a une exonération sur la quasi-totalité des produits ( le blé, le riz, le poisson, les matériaux de construction, etc.), l’abattement de 80% sur les coûts du fret, etc. Sur le plan administratif, il y a la signature, par le ministre du Commerce, de deux textes exigeant l’homologation préalable des prix sur 17 produits, et le dépôt préalable des barèmes des prix avant toute intention de hausse des prix, etc. 
Agriculture
Sur le plan de l’agriculture, le ministre Mbaïrobe a évoqué la mise en œuvre du projet d’appui à la production agricole. Lequel a permis au Cameroun d’obtenir de la Banque africaine de développement (BAD) un financement de 42 milliards de F, destiné à sou...

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