RDC : l’impasse politique persiste et agace

Le mode de désignation du Premier ministre bloque la signature de l'arrangement particulier entre majorité et opposition.

La signature de l'arrangement particulier de l'Accord du 31 décembre 2016 n'a pas eu lieu le week-end dernier comme prévu. Les négociations achoppent sur l’incapacité de la Majorité présidentielle (MP) et le Rassemblement (une grande partie de l’opposition) à s’accorder sur le mode de désignation du Premier ministre et la nomenclature des ministères. Par ailleurs, aucun accord n’a été trouvé sur l’affectation des ministères entre les parties prenantes, pas plus qu’un chronogramme n’a été arrêté sur le déroulement des activités de l’organe de transition pressenti. Dans le même ordre d’idées, le flou est également grand sur le rôle que pourrait jouer la Conférence épiscopale du Congo (CENCO) pendant la transition.
Toujours est-il que les observateurs se félicitent de quelques avancées. Ainsi, la Majorité présidentielle et les différents regroupements de l’opposition se sont mis d’accord sur la composition du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA). C’est l’opposant historique Étienne Tshisekedi qui va en prendre la direction. Cette instance sera composée de 28 membres dont neuf issus de la MP, six de l’opposition politique signataire de l’accord de la Cité de l’OUA, quatre du Front pour le respect de la Constitution, deux de l’opposition « républicaine » qui a pour chef de file Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat, et trois de la société civile.
Mais pour Vital Kamerhe, l’un des principaux leaders de l’opposition congolaise, il est plus que temps de cesser les palabres. « Je voudrais ici interpeller la MP et le Rassemblement, pour qu'ils comprennent que le peuple ne peut pas comprendre que le pays soit bloqué à cause des problèmes de positionnement, c'est-à-dire de Premier ministre ».

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie